Bienvenue dans le quick action web

Ce n’est plus un secret. Dans un monde app-centrique, la devise « Move fast and break things » illustre parfaitement les facteurs-clé du succès des marques : agilité, rapidité et innovation. Zoom sur trois usages de ce que nous avons nommé le Quick Action Web.

Ergonomie web : vers la règle du clic unique ?

Il existe une règle informelle dite des « 3 clics », selon laquelle l’internaute doit pouvoir accéder à n’importe quelle information présente sur un site web en suivant au maximum trois clics/hyperliens depuis la home page. Ce principe, déjà contesté, apparaît désormais comme clairement dépassé.

Paypal a ainsi lancé son « Express checkout » afin de démocratiser le concept d’achat en un clic, tout comme Amazon avec son système « Login and Pay ». La logique est imparable car, selon Paypal, le système de paiement express permettrait de booster les achats sur mobile et d’augmenter la conversion de près de 30%.

Loin de se cantonner aux dispositifs de paiement en e-commerce, les services rapides en un clic se développent un peu partout. « Installez votre site en 1 clic ! » telle est, par exemple, la promesse d’OVH, hébergeur français de sites web.

Les notifications push que nous recevons sur mobile devraient également être amenées à se raccourcir davantage afin de répondre aux problématiques de lecture sur objets connectés

Les boutons d’action rapide chez Google

 En 2013, Google a lancé ses boutons d’action rapide, intégrables dans l’objet d’un mail et permettant de générer différentes actions - voir une vidéo, réserver un hôtel, visualiser une facture etc. - directement depuis sa messagerie, sans avoir à rentrer dans le corps du message.

Cette fonctionnalité n’est pour le moment disponible que sur desktop et sur les messageries Gmail, ce qui peut expliquer qu’elle soit encore peu prisée par les marques en France. Cependant, avec le développement des objets connectés - qui supposent de plus en plus d’actions rapides - il y a fort à parier que ces boutons d’actions se démocratisent progressivement, jusqu’à s’ancrer dans nos usages.

On peut d’ailleurs rapprocher ce dispositif des boutons à usage unique qui se multiplient aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Chez Facebook on retrouve ainsi des boutons "acheter" ou des boutons faire un "don" ("donate", en anglais) afin de faire valoir son engagement caritatif. Avec toujours le même objectif en ligne de mire : offrir simplicité et rapidité d’exécution pour les internautes nomades.

Emojis : la langue vernaculaire des objets connectés

Les émojis, petits pictogrammes d’origine japonaise destinés à exprimer son humeur, des objets ou des concepts, ont littéralement inondé les réseaux sociaux ces derniers mois. Un Emojipédia leur est même consacré !

La raison de cet engouement ? Probablement le fait que les émojis répondent parfaitement aux besoins actuels des utilisateurs. En effet, ces derniers accèdent bien souvent à internet via leurs mobiles ou tablettes voire, pour certains, par le biais d’objets connectés tel que l’Apple Watch.

Les émojis permettent d’apporter une réponse simplifiée, brève et condensée, là où le texte nécessite d’argumenter. Rédiger de longues phrases est en effet souvent incompatible avec des écrans de petite surface et, qui plus est, lors de déplacements. Alors qu’un simple clic pour générer un pictogramme s’avère à la fois pratique, rapide et suffisamment évocateur pour faire passer un message.

Quitte à inspirer des quick actions ludiques et lucratives : chez Domino’s Pizza, il est désormais possible de commander une pizza grâce aux émojis !

Bienvenue dans le quick action web.




Search article