COP21 & Médias

Au coeur de la Conférence de Paris 2015 dédiée au changement climatique, les médias traditionnels et sociaux se font-ils écho du sujet ?

Médias mainstream : une couverture tardive de la convention…

… qui s’explique par l’importance accordée au traitement de l’Europe en crise. En effet, la couverture médiatique de la COP21 sur les médias traditionnels – presse, TV, radio, web éditorial - ne démarre réellement qu’au début du mois de septembre avec la cérémonie de lancement officielle à l’Elysée et la réunion ministérielle visant à accélérer les négociations.

Durant tout le troisième trimestre 2015, ce sont davantage les crises européennes successives qui occupent l’espace médiatique et réintroduisent l’enjeu de l’immigration dans le discours des médias. La victoire du non au référendum grec, puis la crise des migrants cristallisent durablement l’intérêt des médias traditionnels. Dans ce contexte, l’annonce du rétablissement des contrôles aux frontières de la France crée l’évènement avant le début de la conférence sur le climat.

Un effet de rattrapage au démarrage du sommet

Après une semaine tragique exclusivement consacrée aux attentats de Paris, le sommet s’ouvre le 29 novembre porté par une exceptionnelle mobilisation médiatique qui tranche avec le faible intérêt des mois précédents.

Avec 4000 UBM en seulement trois jours, chaque français a été exposé 40 fois à la conférence sur le climat durant 3 jours par l’intermédiaire des médias mainstream, offrant ainsi un large écho à la dynamique institutionnelle et au volontarisme des chefs d’état et de gouvernement.

Médias sociaux : une mobilisation en continu

A contrario, la mobilisation des médias sociaux a été précoce et continue, Twitter étant prioritairement utilisé comme un outil de mobilisation et d’organisation par les parties prenantes associatives et militantes. Ainsi, des évènements très peu audibles sur les médias mainstream génèrent des pics d’impact sur les médias sociaux : c’est notamment le cas de l’ouverture du Sommet des Consciences avec #WhyDoICare la semaine du 20 juillet, ou encore du rendez-vous annuel à Paris des ambassadeurs plaçant la #COP21 au centre des débats.

Les suspicions de greenwashing à l’égard des marques alimentent également le bruit social et ce discours cohabite tant bien que mal avec la communication institutionnelle des entreprises qui s’étoffe à partir du mois de septembre.

La mobilisation et les commentaires des parties-prenantes se renforcent encore davantage durant le sommet : les médias sociaux représentent 30% du bruit média global durant les trois jours des discussions.

cop 21



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