Fashion Week Paris 2.0 : les blogueuses font la pluie et le beau temps...

Fleuron de notre culture, la mode à la française alliant raffinement et élégance fait aujourd’hui parler d’elle. Paris ne serait-elle plus capitale de la mode ?  En tout cas c’est ce que tend à montrer l’article « Et si la Fashion Week de New York faisait couler celle de Paris ? »[1] partagé près de 700 fois sur les réseaux sociaux[2]. Cet article décrypte les résultats de l’étude choc du cabinet texan « Global Language Monitor » : New York aurait détrôné Paris en tête des capitales de la mode ces trois dernières années… sur Internet ! Ainsi, alors que la Fashion Week parisienne fait son entrée en scène, les prochains jours s’annoncent décisifs pour les marques : la #pfw va-t-elle rivaliser de créativité et combler l’écart sur le web ? Ce qui est sûr, c’est que ce virage 2.0 pourrait bien être fatal aux marques qui ne sauront pas tirer profit des nombreuses opportunités qu’offrent ces « nouveaux » médias… Des défilés au web, il n’y a qu’un pas ! Grâce au live stream, des millions de spectateurs pénètrent dans le monde si fermé de la mode,  auparavant consacré à une centaine de personnes. Une manière pour toute personne lambda de s’immiscer dans les coulisses des pointures mondiales et de s’approprier les codes de cet univers. Et le monde de la mode fait figure de précurseur sur la toile en investissant les réseaux sociaux les plus hype : scénographies des défilés sur Instagram, leçons de style tirées à quatre épingles sur Pinterest, dressing idéal du côté de Tumblr… Bref, la mode n’a pas de leçon à recevoir quant à sa présence sur internet ! Premier vecteur d’engagement en termes de blogging ou de réseaux sociaux, la mode crée des communautés très actives. Soit un grand potentiel pour les marques qui doivent tirer parti des réseaux sociaux pour être vues et développer l’exposition de leurs produits…: concours Facebook pour gagner une place au défilé Lejaby, des gifs animés sur le Tumblr Christian Dior facilement partageables, des vidéos sur la chaîne Youtube de Chanel et des vidéos Vine sur son compte Twitter…
Le Social Discovery : un booster de business Selon une étude de Rakuten’s play.com[3], une part de plus en plus importante du trafic mais aussi des ventes e-commerce sont liées au succès du social discovering. Autrement dit, toutes publications sur les réseaux sociaux augmentent les ventes en ligne des marques : en 2013, 47% des consommateurs américains en ligne ont fait un achat suite à une recommandation sur Pinterest [4]… Cette tendance tend de plus en plus à faire de ces réseaux, la première vitrine de la marque. Celles-ci mettent en scène leur histoire, leur savoir-faire, développent l’engagement des communautés, génèrent du trafic et de la conversion. On ne fait plus de lèche vitrine, on explore les réseaux sociaux. Et cette “démocratisation” de la Fashion Week offre bien des perspectives aux marques, mais attention à gérer correctement toute cette communication au risque de chuter aussi vite que d’être monté. Aujourd’hui, l’internaute est puissant : il peut aussi bien mettre la marque sur un piédestal et donc améliorer sa notoriété que nuire à son image. C’est le cas notamment des blogueuses, qui ont un véritable aura auprès du public et qui influencent l’image que l’on a d’une marque.
Les blogueuses sur le devant de la scène…
Les rédactrices en chef des grands magazines de mode jouent toujours un rôle central, mais les blogueuses spécialisées, de plus en plus influentes, menacent de rompre leur monopole. Loin des codes et des diktats des magazines, ces dernières sont de plus en plus courtisées car plus accessibles. L’identification se fait facilement : en suivant leur quotidien, elles donnent l’impression que la frontière entre nous et le « grand monde » est abolie. A tel point que les plus grandes marques de haute couture les invitent désormais à assister aux défilés, à porter des pièces exclusives, à devenir en bref de véritables ambassadrices…  Pinterest a d’ailleurs mis cette nouvelle approche en pratique en invitant journalistes, célébrités et blogueuses à choisir le réseau social de partage d’images pour couvrir l’événement du 25 février au 5 mars.[5] Cette semaine de la mode parisienne s’annonce donc intense … Les marques devront résoudre une délicate équation : faire coïncider l’“exclusivité” de la fashion week et la possibilité laissée à un large public de participer et d’interagir sur le web. A vos écrans donc, car c’est là que tout se passe !

[5]http://www.marieclaire.fr/,pinterest-le-reseau-pour-suivre-la-fashion-week-de-paris,711321.asp



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