Cette semaine, la nouvelle plate-forme numérique de France Télévisions est à l’honneur dans le Media Week Report, alors que Snapchat et YouTube se positionnent de plus en plus comme producteurs de contenus et que l’application au petit fantôme propose un gestionnaire de publicité en libre-service. Media Week Report - 12 mai | Kantar Media

Media Week Report - 12 mai


Cette semaine, la nouvelle plate-forme numérique de France Télévisions est à l’honneur dans le Media Week Report, alors que Snapchat et YouTube se positionnent de plus en plus comme producteurs de contenus et que l’application au petit fantôme propose un gestionnaire de publicité en libre-service.


France.tv : France Télévisions centralise ses contenus


francetv

Mardi 9 mai, France Télévisions a lancé sa nouvelle plateforme, France.tv, qui met à l’honneur tous les contenus vidéo du groupe, enfin regroupés dans un espace unique.

France.tv ressemblera le direct, le replay (aujourd’hui disponible sur Pluzz), la vente à l’acte (sur Pluzz VàD à l’heure actuelle) ainsi que des contenus exclusifs et des avant-premières, ce qui permettra aux utilisateurs d’avoir accès à presque 500 nouveaux programmes tous les jours.

Selon Les Echos, cette refonte a été titanesque. Plus de 300 sites Web, y compris tous les sites des différentes chaînes du groupe, seront fermés ou migrés, et 5 millions d’adresses URL seront redirigées.

L’objectif de cette démarche ? Selon Le Monde, atteindre un milliard de vues chaque mois, contre moins de 500 millions aujourd’hui… et suggérer de nouvelles façons de regarder les émissions, notamment à travers une consommation délinéarisée. Le tout dans un souci de simplification. La pierre angulaire de ce projet étant l’éditorialisation de la plateforme : les équipes de programmation choisissent les contenus à promouvoir et les renouvellent, et un algorithme propose des conseils personnalisés. A l’avenir, les usagers pourront aussi reprendre la lecture des émissions ou s’abonner à des programmes.

S’il est nécessaire de s’inscrire pour utiliser la plateforme, le groupe France Télévisions s’est engagé à ne pas commercialiser les données recueillies. Il pourra cependant les utiliser pour recommander des contenus ou proposer de la publicité ciblée.

Le site repose maintenant sur un modèle « freemium » avec la possibilité d’acheter certains contenus, mais un autre régime économique verra bientôt le jour. Comme annoncé par une précédente édition du Media Week Report, et récemment confirmé par Le Figaro, à l’automne prochain France Télévisions proposera une offre de vidéo à la demande par abonnement (SVOD), agrémentée par les catalogues de dix producteurs et distributeurs français.

 

YouTube et Snaptchat produisent des contenus exclusifs

Quelques jours après l’annonce, par Twitter, d’initiatives dans le live streaming, c’est au tour de YouTube et de Snapchat de se montrer ambitieux dans la création vidéo.

YouTube va produire, pour son offre gratuite, une demi-douzaine de shows originaux avec, en tête d’affiche, de célèbres présentateurs comme Ellen DeGeneres, rapporte Bloomberg. Pour son segment payant Red, YouTube pourrait produire davantage que les 30 programmes originaux annoncés l’an dernier. En tout, pour ses segments gratuit et payant, YouTube compte investir plusieurs centaines de millions de dollars sur l’année en cours. 

Quant à Snapchat, il vient de commander, selon le Wall Street Journal, des productions vidéo à NBCUniversal, Turner, A+E Networks, Discovery, BBC, ABC, ESPN, Vice Media, la National Football League et la MGM – Snapchat serait également en discussion avec CBS et Fox – le but étant d’avoir deux ou trois nouveaux programmes exclusifs, d’un peu moins de cinq minutes, par jour.

Pour Bloomberg et Les Echos, ces annonces, faites lors des présentations NewFronts à New York, sont là pour attirer les annonceurs, en les convaincant, grâce à des programmes originaux de qualité, de transférer davantage d’argent de la télé au web.

 

Snapchat lance un gestionnaire de publicité en libre-service

Snapchat a annoncé, le 4 mai, l’ouverture de son espace publicitaire aux entreprises de toutes tailles et de tous budgets. Jusqu'à présent, ces espaces étaient disponibles exclusivement pour les grosses marques ; pour y accéder, il fallait passer par l'équipe commerciale de Snapchat ou s’adresser à un réseau de partenaires publicitaires.

Tout cela va changer avec les nouvelles fonctionnalités proposées aux annonceurs : Ads Manager, pour acheter et gérer des publicités en libre-service ; le tableau de bord Snapchat Mobile, pour suivre les campagnes publicitaires ; et le Business Manager, pour paramétrer les rôles et les autorisations des membres de l'équipe. Selon un porte-parole de l'entreprise, ces outils, qui visent à attirer davantage d’annonceurs sur Snapchat, seront déployés en juin. D’ici là, l’application au petit fantôme teste ces outils auprès de plus de 20 entreprises -  d'autres peuvent encore se proposer en tant que testeuses.

Snap s'attend à ce que les grands groupes continuent à acheter des espaces publicitaires par l’intermédiaire de ses équipes et partenaires commerciaux, puisque cela  permet des ciblages personnalisés.

Pour TechCrunch, élargir le nombre d'annonceurs acceptés pourrait aider Snap à augmenter ses revenus à un moment critique pour l’entreprise. Snap estime d’ailleurs que ces outils « devraient propulser l'activité publicitaire de la société pour atteindre un chiffre d'affaires de 1 milliard de dollars cette année ».

 




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