Media Week Report - 16 juin

  

Cette semaine, le Media Week Report met à l’honneur la nouvelle régie paneuropéenne fondée par TF1, ProSiebenSat et Mediaset. Facebook serait, pour sa part, prêt à aider les sites d’’info payants, tandis que Viadeo repart sur de nouvelles bases en concentrant ses efforts en France.

 

Un pour tous, tous pour un : TF1 participe à la création d’une régie publicitaire paneuropéenne

 

ProSiebenSat

Face à la concurrence agressive des géants Facebook et Google, les poids lourds européens de l’audiovisuel ont enfin compris que l’union fait la force. Le 9 juin, le français TF1, l’allemand ProSieben et l’italien Mediaset ont annoncé la création d’une régie publicitaire commune, European Broadcaster Exchange (EBX), dans le but d’offrir aux annonceurs des campagnes digitales à l’échelle européenne.

La nouvelle société aura son siège à Londres qui, malgré le Brexit imminent, se confirme être le point d’entrée de nombreuses marques désireuses de s’implanter sur le marché européen,  souligne Les Echos.

Cette opération vise à répondre aux multiples besoins des annonceurs. Tout d’abord, elle leur fournira une solution internationale, ce qui était jusqu’ici l’avantage exclusif de Google et Facebook. Ce consortium permettra également de diffuser des pubs dans un environnement sécurisé avec des audiences certifiées. Un atout non négligeable, si on pense aux récents déboires de Google avec les publicitaires au Royaume-Uni. Enfin, les trois acteurs européens garantiront aux marques un panel d’internautes identifiés.

La nouvelle régie se concentrera tout d’abord sur la vidéo programmatique avec une plateforme de commercialisation automatisée.

L’offre d’EBX est alléchante, car elle représente « 250 millions d’internautes en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, ainsi qu’un inventaire publicitaire de 1 milliard de spots par mois », explique Régis Ravanas, DGA du groupe TF1.

Pour TF1, cette nouvelle structure représente un enjeu de taille : « stratégiquement, on sait qu’il y a une attente pour ce produit-là. La régie peut constituer un apport de croissance », déclare aux Echos Olivier Abecassis, directeur innovation et digital de TF1.
En s’appuyant sur un « modèle ouvert de partenariat », EBX souhaite fédérer d’autres groupes médias européens à l’avenir ainsi que partager entre ses membres toutes les bonnes pratiques liées aux innovations technologiques.

 

Facebook prêt à faire un compromis envers les éditeurs de presse et l’info payante

 

Selon le Wall Street Journal, Facebook serait prêt à se montrer plus coopératif envers les sites d'information payants, et pourrait bientôt demander à ses utilisateurs de payer pour lire certains contenus sur sa plateforme Cette fonctionnalité, qui serait mise en place d’ici la fin de l'année aux Etats-Unis, concernerait l'outil Instant Articles, qui permet la lecture des contenus médias directement hébergés sur le réseau social. Les détails du nouveau système sont en cours de négociation. Il pourrait s'agir d'un paywall sous forme de compteur, qui offrirait aux internautes quelques articles gratuits chaque mois avant de leur demander de s'abonner au média de leur choix. Facebook pourrait prélever, ou non, un pourcentage sur ces ventes.

Les lecteurs s’informant de plus en plus sur Facebook ou Google, un tel geste était très attendu par les éditeurs de presse, des journaux – comme le New York Times et le Wall Street Journal aux Etats-Unis, ou Le Monde et Les Echos en France – éprouvés par la toute-puissance de Facebook et Google, cherchant, selon Les Echos, à multiplier leurs abonnés.

Lancés fin 2015, les Instant Articles ont vu plusieurs éditeurs partir, ceux-ci reprochant à Facebook le manque de flexibilité d’un format n’affichant pas assez d’espaces publicitaires – alors que Facebook et Google captent l’essentiel de la publicité numérique. Les éditeurs reprochent également à Facebook de les éloigner de leurs lecteurs, les Instant Articles diminuant l’influence de leur marque et les forçant à se reposer sur les mesures d’audience du réseau.

Pour Fortune, cette nouvelle fonctionnalité risque, comme à chaque fois avec Mark Zuckerberg, de pousser les éditeurs un peu plus loin dans le giron de Facebook, ce qui permettrait au réseau social de contrôler encore davantage leur destin.

 

Opération de la dernière chance pour Viadeo

 

Six mois après son rachat, pour environ 1,5 million d'euros, par Figaro Classifields (filiale du Groupe Figaro CCM Benchmark), le réseau social professionnel Viadeo opte pour un grand pivot stratégique, avec une simplification du service s'inspirant de son concurrent LinkedIn, et un recentrage logique sur la France, le seul pays, nous dit La Tribune, « où Viadeo dégageait des bénéfices au temps de sa grandeur ».

Selon une enquête réalisée auprès des utilisateurs de Viadeo au premier trimestre, les seules qualités du réseau sont sa qualité de « seul réseau social français », la notoriété de la marque, sa force en région et le besoin, pour certains, d'une alternative à LinkedIn.

Les trois piliers de la nouvelle stratégie de Viadeo reposent donc sur une offre gratuite plus avantageuse, des offres d'emplois plus pertinentes et localisées pour renforcer l'implantation régionale du réseau, et l'arrivée de contenus écrits par des spécialistes pour créer une communauté. L'investissement sera d’environ 5 millions d'euros.

« Nous souhaitons redonner aux Français le réflexe Viadeo », explique Thibaut Gemignani, directeur général de Figaro Classifieds, cité par Le Figaro. « Sur la base d'une communauté de membres plus saine et engagée, notre ambition est de faire de Viadeo un réseau social professionnel de proximité qui aide à gérer sa vie active et à développer ses relations grâce à des contenus pertinents et enrichis




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