Social Week Report - 11 novembre

Cette semaine, LinkedIn joue les indiscrets et s’intéresse à votre fiche de paye ! De son côté, YouTube déploie de nouveaux outils de modération et Twitter entrevoit une issue de secours pour Vine, qui pourrait bien racheté. Le Social Week Report vous explique tout.

OSEREZ-VOUS DÉVOILER VOTRE SALAIRE À LINKEDIN ?

LinkedIn

Il paraît que les Français n’aiment pas trop parler d’argent… Ce n’est donc pas forcément à eux que s’adresse en priorité la nouvelle fonctionnalité dévoilée cette semaine par LinkedIn.

Le réseau, qui connaît peu ou prou déjà tout de votre parcours professionnel, pousse encore plus loin la curiosité, en vous proposant de renseigner précisément votre salaire. D'abord disponible aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, « Salary » devrait être étendu aux autres pays, dont la France, courant 2017. LinkedIn garantit l’anonymat de ces informations hautement stratégiques et assure qu’elles ne seront pas dévoilées aux recruteurs si vous postulez par son intermédiaire.

Si les utilisateurs acceptent de jouer le jeu en masse, LinkedIn pourrait bientôt disposer d’une base de données recensant les salaires moyens pour chaque branche, avec la possibilité d’explorer les données en fonction de différents critères : localisation, ancienneté, société, avantages. Pour les salariés, il sera donc possible de s’évaluer par rapport à ses pairs, dans son propre secteur… et éventuellement, de mieux négocier sa rémunération auprès de son employeur futur ou actuel. Il sera également envisageable, pour un métier donné, de regarder dans quelle région ou ville on rémunère le mieux.

LinkedIn pourrait bien avoir pioché cette idée chez Glassdoor, qui permet déjà aux salariés de noter leur entreprise et de renseigner leur salaire. « Salary » fait surtout partie d’un projet tentaculaire, qui promet de faire de LinkedIn un acteur majeur du marché du travail nouvelle génération. Concrètement, le réseau social veut cartographier l’économie mondiale non seulement en termes de rémunération mais aussi en fonction des entreprises, de leur demande et de leurs besoins en compétences et en formations – que LinkedIn se fait d’ailleurs un plaisir de fournir, moyennant rétribution.

Le créneau des offres d’emploi n’intéresse plus seulement les réseaux sociaux professionnels, mais aussi, dans un futur proche, Facebook. Selon TechCrunch, le réseau social expérimente actuellement une fonctionnalité de recrutement, qui pourrait être bientôt proposée aux entreprises disposant d’une page officielle.


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YouTube s’attaque – enfin ! – sérieusement à la modération

L’un des traits distinctifs de YouTube est sans doute l’anarchie qui règne dans les commentaires accompagnant les nombreuses vidéos qui alimentent le site. Vulgaire, injurieuse ou plus simplement incompréhensible, la section « commentaires » de YouTube était jusqu’à présent le pré carré des trolls en tout genre. Pour répondre à ce défi de taille et apporter une valeur ajoutée à ces précieux échanges entre internautes, la plateforme lance une série de nouveaux outils qui devrait permettre une modération plus efficace. Parmi les 6 nouvelles fonctionnalités annoncées, on trouve notamment la possibilité d’épingler un commentaire pour le mettre en avant. Sur le même principe, les vlogueurs pourront désormais distinguer certaines réactions de leur communauté en leur adjoignant un « cœur ». Le but ? Faire remonter les commentaires les plus pertinents et reléguer au second plan les commentaires des trolls, dont le seul objectif est de se hisser tout en haut des commentaires. Autre trouvaille : les réponses du créateur de contenu seront différenciées visuellement par une couleur spécifique. Il sera aussi possible de blacklister certains termes pour bloquer les commentaires vulgaires, par exemple, et de faire de certains membres de la communauté des modérateurs garants de l’ordre et du bon goût. S’il est peu probable que ces mesures aient définitivement raison des parasites qui se bousculent sur YouTube, cela montre à tout le moins que l’entreprise prend le sujet de la modération au sérieux, alors que tous les réseaux sociaux sont sommés de mettre leurs utilisateurs les plus retors au garde-à-vous, ou de prendre le risque de s’exposer à des poursuites judiciaires.

Vine pourrait être sauvé des eaux

Depuis l’annonce, fin octobre, de l’imminente suppression de Vine par Twitter pour des motifs financiers, le Web n’en finissait plus de pleurer l’application vidéo aux six secondes. Coup de théâtre cette semaine : ces cris de détresse pourraient bien finir par sauver l’application ! Selon TechCrunch, Twitter a reçu dernièrement plusieurs offres de rachat pour Vine, notamment en provenance d’Asie. Il semblerait que l’émotion suscitée par la fermeture du service ait finalement convaincu plusieurs entreprises de se mobiliser pour récupérer Vine. Le Japonais Line pourrait même être l’un des enchérisseurs. Mais attention, Twitter ne peut pas se contenter d’une vente à l’emporte-pièce. Au-delà de la question financière, il en va aussi de la réputation de l’entreprise, dont le leadership est parfois sous le feu des critiques pour son manque de vision. Dans l’imaginaire collectif, la « marque Vine » restera toujours étroitement associée à Twitter, ce qui empêche le réseau de se débarrasser de l’application au plus offrant. Dans le même temps, si le repreneur parvenait à faire de Vine un succès rentable, les commentateurs ne manqueraient pas de pointer l’incapacité de Twitter à faire de même… C’est donc un choix difficile qui se présente au réseau social, qui ne peut de toute façon plus se permettre de payer les 10 millions de dollars mensuels que lui coute Vine en frais de fonctionnement.




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