Social Week Report - 13 Mars

Mais qui se cache derrière les tweets de Barack Obama ? Le Social Week Report vous dévoile ce secret de Polichinelle ! On lorgne aussi du côté d’Instagram, qui introduit la publicité sur les flux des utilisateurs français, et de Twitter, qui revendique plus que jamais son statut de deuxième écran.

LA PUB DEBARQUE SUR VOTRE FIL D’ACTUALITE INSTAGRAM

Instagram lance le coup d’envoi de la publicité pour ses utilisateurs français. Depuis lundi dernier, vous avez pu voir apparaître sur votre fil d’actualité des images ou des vidéos sponsorisées, proposées par un premier groupe d’annonceurs. La France devient ainsi le premier pays non-anglo-saxon où Instagram déploie du contenu sponsorisé. L’expérience a déjà été concrétisée aux États-Unis (novembre 2013), au Royaume-Uni (septembre 2014), en Australie (octobre 2014) et au Canada (novembre 2014).

Côté fonctionnement, rien de révolutionnaire. Instagram la joue classique pour ne pas faire fuir ses utilisateurs, sur le modèle de ce que pratique déjà la maison-mère, Facebook. Les marques paieront pour faire apparaitre du contenu sur les fils d’actualité d’un certain nombre d’utilisateurs. Ces derniers n’auront certes pas le choix, mais pourront en revanche masquer les publicités de leur flux.

Les annonceurs partenaires, dont Lacoste, Air France, Coca-Cola, Sephora ou Guerlain, vont produire un contenu spécialement adapté à la plateforme. Objectif pour les marques : rajeunir leur clientèle et miser sur le côté branché d’Instagram.

Que ce soit sur Instagram, Twitter ou Facebook, les marques misent de plus en plus sur les réseaux sociaux pour se faire de la pub. Selon une étude de SRI et de PwC citée par Les Echos, les réseaux sociaux ont concentré 7% des investissements publicitaires en ligne l’année dernière, soit 203 millions d’euros. Et le mobile est indéniablement le nouvel eldorado ! En France, les investissements publicitaires dans les réseaux sociaux sur mobile ont presque triplé, à 60 millions d’euros. Et tous les regards sont une fois de plus tournés vers Facebook, qui a vu sa part de marché sur la publicité en ligne passer de 0 à 7,8%... en trois ans.

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Obama externalise sa communication 2.0

On s’en doutait déjà un peu, Barack Obama ne tweete pas lui-même. Le président américain, qui compte plus de 56 millions de followers sur le site Twitter et 45 millions de likes sur Facebook, a délégué la gestion de sa communication en ligne, comme la majorité de ses homologues. Le compte Twitter n’en fait d’ailleurs pas grand secret, puisqu’il indique bien que les tweets du président se distinguent du reste du flux par la signature « BO » (pour Barack Obama). Mais à y regarder de plus près, le JDD s’étonne : la gestion du compte n’est pas dans les mains des services de communication de la Maison-Blanche, comme on pourrait s’y attendre. Le compte est chapeauté par « Organization for Action » (OFA), qui se présente comment une association politique indépendante. D’après le JDD, une telle séparation est une première, et pose quelques questions quant aux contenus postés sur le compte du président. D’autant que OFA gère également le compte de Michelle Obama (The First Lady), la page Facebook et le Tumblr de Barack Obama. Même si la biographie du compte Twitter est transparente, difficile pour les followers de ne pas s’y méprendre à la lecture de ce tweet posté le 13 février dernier :

Et pourtant, pas une signature « BO » à l’horizon depuis début 2013…

Twitter et la télé intimement connectés

Cette semaine, la neuroscience (rien que ça !) a accrédité la thèse selon laquelle Twitter serait un bon baromètre de l’intérêt des téléspectateurs devant une émission. Cette étude de Nielsen, l'institut d'études, va sans doute redonner du grain à moudre aux dirigeants de Twitter, qui affirment depuis longtemps que le site de microblogging est LE média à privilégier pour les chaînes. Comme le raconte le blog Bits du New York Times, l'institut a mis 300 personnes devant des émissions de télévision et a enregistré leur activité cérébrale pendant la diffusion. Dans le même temps, les tweets concernant les émissions en question ont été passés en revue. Magie des temps modernes : le nombre de tweets sur un show télé recensés correspond au niveau de l’engagement des téléspectateurs devant la même émission ! Plus l’engagement est fort, plus l’activité sur Twitter est intense. Du coup, pour Twitter, l’argument commercial est tout trouvé : le volume de tweets autour d’une émission est un bon indicateur de sa popularité. Les chaînes peuvent même utiliser les données de Twitter plus finement pour savoir quel moment d’une émission a le mieux fonctionné, en identifiant des pics de tweets pendant la diffusion. La télé et Twitter, c’est définitivement une affaire qui marche.

Si vous avez apprécié ce post réalisé par l’équipe Synthèse de Kantar Media, nous vous invitons à découvrir notre service Revues et Synthèses médias, ainsi que notre vidéo des prédictions sur les 10 tendances à suivre cette année dans la sphère social media !




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