Social Week Report - 14 octobre

Cette semaine, YouTube présente une nouvelle fonctionnalité permettant à ses influenceurs de déclarer leurs contenus sponsorisés. Le Social Week Report revient sur cette opération transparence. À découvrir également : comment trouver un job sur LinkedIn tout en gardant l’estime de son employeur, le carton des Stories d’Instagram et le lancement de Workplace by Facebook.

YOUTUBE VEUT METTRE LES CONTENUS SPONSORISÉS À DÉCOUVERT

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Et si les conseils avisés de votre YouTubeur préféré n’étaient en fait qu’un vulgaire placement de produit ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question… mais maintenant YouTube vous donne la réponse !

Dans un post paru sur son blog officiel, l’entreprise annonce avoir déployé une fonctionnalité optionnelle permettant de lever tout doute à cet égard. Désormais, avant la mise en ligne d’une vidéo, YouTube proposera aux vlogueurs d’« informer le public d’une communication commerciale » en incluant une mention explicite sur leur contenu pendant ses dix premiers secondes.

Depuis longtemps, le flou autour du caractère sponsorisé de certaines vidéos publiées sur la plateforme fait débat parmi les internautes et plusieurs autorités de protection des consommateurs, comme l’américaine Federal Trade Commission (FTC). Et cela d’autant plus que, d’après une étude de la FTC, une majorité d’utilisateurs a tendance à changer d’avis sur un contenu en apprenant que l’influenceur a perçu une compensation financière pour sa réalisation.

Reste à savoir si les YouTubeurs se saisiront – ou non – de cette nouvelle option ou s’ils se contenteront d’une courte mention dans le descriptif de leurs vidéos, comme il est bien plus souvent d’usage. Peu optimiste, NEXT INpact juge qu’un véritable changement sera possible seulement si YouTube adopte une attitude ferme vis-à-vis de ceux qui ne respectent pas les règles. En tout cas, avec cette nouvelle initiative, il sera impossible pour les vidéastes de plaider l’oubli…

Autre initiative à destination des (futures) stars de la plateforme vidéo, la maison-mère Google vient de racheter la start-up californienne FameBit, spécialisée dans la mise en relation de créateurs de vidéo avec des marques désireuses de faire leur promotion en ligne. Ce nouveau fleuron de l’univers Google revendique déjà des clients prestigieux tels que Sony, Marvel et L’Oréal.

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Chercher un job en douce sur LinkedIn, c’est possible ?

Il n’y a sans doute pas de meilleur endroit que LinkedIn pour prendre la température du marché du travail… Seulement voilà, avant, pour qu’une piste intéressante puisse se concrétiser sur le « serious network », il fallait afficher clairement la couleur et renseigner « ouvert à de nouvelles opportunités » sur votre profil. Et prendre ainsi le risque de ne pas vraiment passer pour l’employé du mois. C’est bientôt fini : LinkedIn a dévoilé une nouvelle option qui permettra d’informer secrètement les recruteurs que vous êtes ouverts à des propositions. Avec « Open Candidates », vous aurez la possibilité, en toute discrétion, d’ajouter le type d’entreprise recherché et le poste qui vous intéresse le plus. Ainsi, les milliers de recruteurs parcourant le réseau social pourront tomber sur votre profil et vous contacter. Attention tout de même au retour de bâton : la confidentialité à 100% n’est pas garantie même si LinkedIn indique prendre toutes les précautions nécessaires. Cette nouvelle initiative montre en tout cas que LinkedIn lorgne de plus en plus du côté de la recherche d’emploi, en concurrence frontale avec les géants du secteur, comme Monster, Indeed ou encore le petit nouveau, Glassdoor.

Les utilisateurs d’Instagram plébiscitent les Stories

Lancées il y a tout juste un peu plus de deux mois, les « Stories » d’Instagram sont un vrai succès. Alors que le réseau social racheté en 2012 par Facebook fêtait, début octobre, sa sixième année d’existence, le PDG et fondateur Kevin Systrom, a de quoi se réjouir : « ça marche ! », a-t-il confié à Buzzfeed, évoquant la nouvelle fonctionnalité, qui reprend les codes de Snapchat avec la publication de mini-séquences vidéos formant une « histoire ». En tout, Instagram revendique 500 millions d’utilisateurs actifs chaque mois. Convertir le cinquième de ces utilisateurs à un nouveau service qui rompt clairement avec les habitudes de la plateforme est en effet un véritable tour de force, qui montre aussi que le réseau social a eu du flair, à défaut d’avoir une idée originale. À titre de comparaison, Snapchat revendique pour sa part 150 millions d’utilisateurs actifs. Si les deux réseaux sociaux proposent désormais deux services identiques, les similitudes ne s’arrêtent pas là. La popularité de Snapchat, comme d’Instagram, monte en flèche depuis 2014. Comme le montre l’étude Connected Life de Kantar TNS, au niveau international, environ un quart des internautes (23%) sont désormais sur Snapchat – un bond fulgurant en deux ans (+ 11 points). Instagram connaît également une belle croissance : 42% des internautes y sont inscrits alors qu’ils n’étaient que 24% en 2014.

« Workplace by Facebook » promet de tuer le courriel

La presse spécialisée l’annonçait fin septembre, c’est fait ! La version professionnelle de Facebook est désormais disponible, sous le nom de « Workplace ». On ne vous refait pas le pitch, mais Facebook promet beaucoup d’avantages à utiliser son outil collaboratif au bureau. Notamment de signer l’arrêt de mort des emails et autres intranets et de donner à chaque employé d’une entreprise la possibilité de s’exprimer. Plus original peut-être, « Workplace » propose une version accessible aux aveugles. Autre promesse de taille : « Workplace » a été spécialement étudié pour être ergonomique sur smartphone. « Comme tous les produits chez nous, c'est une solution 'mobile first', les salariés peuvent y accéder simplement depuis leur téléphone », se félicite Julien Codorniou, le Français qui dirige le projet depuis Londres. Pour Facebook, ce lancement très attendu marque aussi un véritable tournant : alors que le réseau social se targue d’être gratuit – et promet de le rester – « Workplace » est un service payant. Ainsi, le tarif est de 3 dollars par utilisateur actif par mois de 3 à 1 000 personnes, puis de 2 dollars par membre actif de 1 000 à 10 000 personnes, et un dollar au-delà. Selon Le Monde, ce positionnement tarifaire est très agressif par rapport aux versions payantes des solutions concurrentes, comme Yammer de Microsoft, Chatter de Salesforce ou encore Slack.



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