Social Week Report - 21 Août

Les marques et Instagram, c’est une affaire qui roule ! Les utilisateurs doivent s’y faire, la publicité est partout sur le réseau, et ce n’est pas près de s’arrêter. Le Social Week Report vous parle aussi de Facebook, qui relooke son espace blog, de la fuite des cerveaux selon LinkedIn et d’un studio de création vidéo dédié à YouTube.

USUAL BUSINESS SUR INSTAGRAM

InstagramAu royaume Instagram, la publicité est un sujet aussi prometteur que sensible. Cela fait bientôt un an et demi que le réseau d'images de Facebook a ouvert sa plateforme aux annonceurs américains — depuis mars dernier seulement en France, afin de tirer profit de ses quelque 300 millions d'utilisateurs. Le ticket d'entrée, selon Le Huffington Post, avoisinerait tout de même les 50 000 euros.

Le Figaro souligne cette semaine qu'une nouvelle étape pourrait être franchie en septembre, avec le lancement d'une plate-forme d'achat de publicité en libre-service. Mais Instagram aura à cœur de ne pas perturber « l'expérience » (comme on dit dans le jargon) de ses utilisateurs sur le réseau, en veillant à ne pas rendre ces publicités trop envahissantes. Autant le dire tout de suite, l’enjeu financier est crucial, avec une manne qui devrait représenter en 2017 10% des recettes publicitaires mobiles de la maison-mère, soit 2,8 milliards de dollars (données eMarketer).

NabilaSi la présence croissante des publicités directes des marques sera sans doute une nouveauté pour nombre d'Instagrammeurs, ces derniers sont déjà largement sensibilisés à un autre type de promotion, le placement de produits. C'est ce que pratiquent en masse les "influenceurs" et autres célébrités les plus suivies sur le réseau.

Le Huffington Post remarque à cet égard que le compte Instagram de Nabilla Benattia (1,2 millions d'abonnés) mentionne une adresse mail spécifique destinée aux propositions commerciales des marques. En clair, elle accepte d'être rémunérée pour faire figurer des produits dans ses posts, qu'il s'agisse d'un banal selfie #ootd (outfit of the day), qui mentionne la marque, ou d'une campagne plus « officielle ».

Cet argent-là ne rentre pas dans les poches d'Instagram, puisqu'il s'agit de contrats conclus directement entre les personnalités et les marques. Et pour les entreprises, ces égéries peuvent s’avérer meilleur marché, en fonction de la notoriété de ces dernières et des termes du partenariat. Le placement de produit a aussi l'avantage de s'intégrer parfaitement dans les fils d'actualité, constituant une publicité bien plus acceptable auprès des utilisateurs. Un deal gagnant-gagnant en somme…

ON EN PARLE AUSSI

FbSaurez-vous bloguer sur Facebook?

Le saviez-vous? Facebook vous offre la possibilité de l'utiliser comme un blog, en postant des articles de votre crû, éventuellement agrémentés de photos, depuis votre profil. Cette fonctionnalité, dénommée « Articles » dans la version française (« Notes » en anglais), fait partie des possibilités encore assez peu exploitées par les utilisateurs. Peut-être d’abord parce que pour trouver « Articles », il faut fouiller un peu (dans le menu « Plus » de votre profil)… Une fois sur la bonne page, l'ergonomie et les options sont assez limitées, et le résultat final est visuellement assez éloigné de ce qui se publie en masse sur des plateformes telles que Tumblr ou encore WordPress. Mais Facebook y travaille. D'après plusieurs médias spécialisés américains, l'entreprise teste actuellement — comme de coutume auprès d'un groupe de happy few rigoureusement sélectionnés — une mise à jour de la fonctionnalité en forme de relooking, avec une interface enrichie et surtout, un résultat final bien plus intéressant visuellement et davantage mis en valeur sur les profils. De quoi pousser les utilisateurs, écrivains ou journalistes en herbe, à se lancer. Du côté de Facebook, on espère récolter plus de contenu natif, c'est-à-dire directement hébergé sur le site, dans le but de garder les utilisateurs toujours plus longtemps sur ses pages. Alors que Facebook a intégré cette semaine le classement Fortune des 100 entreprises à la plus forte croissance (en 10e position) tout en prenant de vitesse le géant Google en termes de trafic vers les sites d’informations, la firme de Mark Zuckerberg ne compte pas pour autant se reposer sur ses lauriers.

L’Inde, nouvel eldorado pour les réseauxYoutube

Google veut aider les talents indiens qui souhaiteraient publier des vidéos sur YouTube, et annonce l’ouverture d’un YouTube Space à Mumbai, la ville la plus peuplée d’Inde. La firme américaine a déjà ouvert six de ces studios de création dédiés dans le monde, dont un à Tokyo en 2013. Avec ce nouvel espace, les Indiens intéressés par la production de vidéos pourront trouver du matériel de qualité, mais aussi du personnel qualifié pour les aider. Des ateliers et des programmes de formation devraient également être proposés, selon TechCrunch. Une façon pour Google de confirmer le potentiel du marché indien, et plus largement  asiatique, pour toute l’industrie de l’Internet. Chez Twitter, on met également les bouchées doubles pour s’adjuger une bonne part du gâteau. Le réseau social approche en ce moment des grands éditeurs en Asie et au Moyen-Orient pour leur vanter les mérites du site et nouer de nouveaux partenariats. L’entreprise devra néanmoins rattraper quelques longueurs de retard, Facebook étant à la fois largement établi et en pleine croissance dans ces régions. Twitter indique viser en particulier l’Australie, l’Inde, le Japon, l’Asie du Sud-Est, et pourquoi pas, la Chine.

LinkedinAutant en emportent les cerveaux

LinkedIn met à profit les précieuses données fournies par ses 380 millions d'utilisateurs à travers le monde pour dresser une cartographie globale de la fuite des cerveaux. Pour la deuxième année consécutive, le réseau professionnel nous éclaire sur les pays où les têtes aiment s'exiler (et le notifier sur leur profil LinkedIn évidemment), mais aussi, en négatif, sur les pays qui sont fuis en masse. Parmi ces « pays repoussoir », comme les qualifie sans ambages Le Figaro, l'Inde et la France figurent en bonne place. De l’autre côté du miroir, les Émirats arabes unis tirent leur épingle du jeu, suivis par la Suisse, l'Arabie saoudite et Singapour. L'Allemagne, elle, arrive en cinquième position de ces pays les plus attractifs. Les données de LinkedIn sur ces flux migratoires professionnels sont-elles révélatrices de la santé des pays concernés? Oui, à en croire Sohan Murthy, spécialiste de l'analyse des données pour l'entreprise américaine, qui estime que ces tendances peuvent constituer « un indice des performances économiques des pays en 2015 ». Attention tout de même à ne pas se laisser berner par un effet boule de cristal. Cet indicateur pourrait aussi refléter l'expansion des entreprises nationales qui envoient un grand nombre de leurs salariés à l'international, nuance à juste titre Le Figaro.




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