Media Week Report 18 janvier

Cette semaine, le Media Week Report revient sur les enjeux de l’achat du producteur audiovisuel italien Palomar par Mediawan. Entretemps, Netflix met en place une hausse sans précédents de ses abonnements dans certains pays et le groupe LVMH propulse Le Parisien dans une nouvelle ère.

 

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Avec Palomar, Mediawan s’ouvre à l’international

La société de production française Mediawan a franchi cette semaine une étape clé, grâce à sa première acquisition internationale. Le 15 janvier, le groupe a annoncé dans un communiqué de presse le rachat d’une participation majoritaire (72%) dans le producteur audiovisuel indépendant italien Palomar, qui a notamment produit les séries à succès « Commissaire Montalbano » et « Murders at Barlume ». La transaction s’élèverait à une quarantaine de millions d’euros et sera payée en partie en cash et en titres.

« C’est une étape structurante pour nous…nous avons l’ambition d’aller vers des projets d’envergure, à dimension internationale », a expliqué aux Echos Guillaume Izabel, directeur financier de Mediawan. « Les dirigeants de Palomar ont été séduits par notre capacité à intégrer des sociétés de production et à les faire grandir tout en conservant leur autonomie» s’est réjoui Pierre-Antoine Capton, qui souligne d’ailleurs les points communs entre les deux groupes, dans Le Figaro. « Grâce à cet accord, Palomar peut consolider et accélérer son développement à l’international », a déclaré Nicola Serra, directeur général de Palomar.

Les deux groupes seraient déjà en train de développer de nouveaux projets, dont la version italienne de la sérié française « Dix pour Cent » et la série western « That Dirty Black Bag ».

Les Echos soulignent que Mediawan « n’avait d’ailleurs jamais caché son intérêt pour l’Europe du Sud » et que le mariage avec Palomar n’est qu’un premier pas, car le groupe envisagerait en effet d’autres rachats, notamment en Allemagne et en Espagne. Mais la société n’abandonne pas pour autant le marché français : elle n’exclurait pas de faire une offre pour le dossier Lagardère Studios. Pour sa part, Le Figaro explique que l’ambition de Mediawan repose sur la concurrence croissante entre les plateformes de vidéo à la demande, friandes de contenus exclusifs, ce qui entraîne « une hausse des prix pour les séries de qualité ».


Le Parisien bénéficie du soutien de LVMH et booste son offre digitale

Le Parisien semble avoir trouvé un nouveau souffle après une période difficile, suite au renflouement massif de la part de LVMH, son actionnaire unique, fin décembre. Un investissement de 83 millions d’euros a permis au quotidien d’assainir ses comptes et lancer de nouveaux projets. « Ce refinancement est un signal fort du soutien de notre actionnaire », a souligné le PDG du Parisien Pierre Louette devant l’Association des journalistes médias, mercredi 9 janvier.

Le Parisien affiche de résultats très positifs, rappelle Le Figaro, avec une augmentation significative des abonnements papier et numériques en un an. D’ailleurs, le journal a fait des abonnements numériques une priorité pour 2019, et se donne les moyens de son ambition, grâce à une stratégie ciblée. Au menu, l’achat et l’intégration de la solution ARC, créé par le Washington Post, les investissements dans la data, les paywalls dynamiques et les newsletters. Un incubateur, « 2050 » a récemment vu le jour pour travailler à la création des « médias de demain ».

Le Parisien mise aussi sur la diversification de ses activités et sur la collaboration avec Les Echos. Dans cette optique, cette semaine, sa régie publicitaire rejoindra une nouvelle société, « Les Echos-Le Parisien Partenaires », qui vise à offrir « aux annonceurs un programme de communication complet, sur tous les supports», selon M. Louette. Le but de cette nouvelle initiative serait en effet de « proposer en cohérence de multiples solutions de communication ne se résumant pas aux simples ventes d’espaces publicitaires », a indiqué à CBNews  Fabrice Février, directeur stratégies et communication du groupe.


Netflix augmente ses prix, mais épargne la France

Le 15 janvier, Netflix a mis en place l’augmentation la plus importante de ses abonnements pour les Etats Unis et quelques pays d’Amérique latine qui facturent en dollars.

Selon Siècle digital, plus de 58 millions d’utilisateurs vivant aux Etats-Unis seront impactés par cette hausse dans les 3 prochains mois. Concrètement, le forfait essentiel passe de $7,99 à $8,99, tandis que les forfaits Standard et Premium augmentent chacun de $2, passant respectivement à $12,99 et $15,99. La nouvelle a fait bondir l’action de Netflix de 6% à l’ouverture de Wall Street, notent Les Echos.

Netflix justifie cet ajustement par ses investissements dans de nouveaux contenus, alors que le groupe doit faire face à la concurrence, une tendance que nous avions anticipée. En effet, l’arrivée prochaine de Disney et le développement de Prime Video pourraient faire perdre à Netflix des parts de marché et des partenaires clés.

Bonne nouvelle : pour le moment, cette hausse des prix ne semble pas concerner d’autres marchés. Dans certains pays, Netflix cherche même à rester compétitif en s’alignant aux tarifs des offres de divertissement locales, note Presse citron. Une affaire à suivre…

 

 



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