Media Week Report - 22 mars 2019

 

Cette semaine, le Media Week Report fait la part belle à Google, qui a fait la Une plusieurs fois ces derniers jours, notamment suite à l’amende infligée par la Commission européenne. Chez Facebook, l’empreinte de Mark Zuckerberg se fait de plus en plus présente alors que deux nouveaux cadres dirigeants quittent le groupe. En France, c’est Emmanuel Macron qui semble avoir gagné son pari, avec le Grand Débat, du moins sur le plan médiatique. 


De l’importance de s’appeler Google : une amende monstre, des changements et 3,2 milliards de pubs supprimées

 

Cette semaine, Google a encore une fois défrayé la chronique. Le géant californien a essuyé un nouveau revers judiciaire le 20 mars, quand la Commission européenne lui a infligé une amende de 1,49 milliards d’euros – la troisième en deux ans – pour abus de position dominante avec sa régie publicitaire AdSense for Search. Les pratiques anti-concurrentielles faisant l’objet de l’enquête auraient duré de 2006 à 2016 – depuis Google a permis à des sites web tiers, tels que des sites marchands ou des éditeurs, de proposer des publicités contextuelles de services concurrents, comme par exemple Microsoft et Yahoo.

Google avait pourtant essayé d’avoir un coup d’avance. Dans un communiqué de presse, Kent Walker, vice-président de la société en charge des affaires juridiques, avait ainsi rappelé que l’entreprise avait « déjà apporté une grande variété de modifications à ses produits pour répondre aux inquiétudes de la Commission », commente Le Figaro. En effet, après une amende de 4,3 milliards d’euros en juillet 2018 pour pratiques anticoncurrentielles liées à son système d’exploitation mobile Android, Google avait annoncé que les utilisateurs d’Android pourraient, dans les prochains mois, choisir manuellement quel navigateur et quel moteur de recherches utiliser, relate Les Numériques

D’autres services de Google, notamment les moteurs de recherche d’annonces d’emploi et de commerces de proximité, seraient dans le viseur de la Commission, révèle Le Monde, qui souligne par ailleurs à quel point la régulation des GAFA est un sujet clé à l’approche des élections européennes.

Bruxelles n’est pas la seule bête noire de la société de Mountain View. Suite aux polémiques liées à la déferlante de fake news, notamment dans le domaine politique, Google a annoncé le 14 mars avoir retiré 3,2 milliards de publicités contraires à ses règles en 2018, dans le but de reconquérir la confiance des utilisateurs, comme souligné par Mark Howe, responsable de l’industrie de la publicité en ligne en Europe. Presque un million de comptes de « mauvais annonceurs » ont été détectés et fermés en 2018, le double de 2017, note Stratégies. Plusieurs stratégies ont été adoptées : un examen manuel des annonces en ligne, le machine learning et une stratégie d’hameçonnage, explique Le Siècle Digital, qui rappelle à quel point sécuriser le marché publicitaire, qui représente 83% des revenus de Google, est un enjeu capital pour l’entreprise.  


Onde de chocs chez Facebook

 

Chris Cox, un des proches lieutenants du fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, a annoncé qu’il quittait le réseau social. Un autre dirigeant sur le départ est Chris Daniels, le chef de WhatsApp, application sur laquelle Mark Zuckerberg fonde une partie de l’avenir de sa firme.

Pour Les Echos, ces départs surprises relancent les spéculations sur la stratégie du réseau social et sur l’atmosphère au sein de l’entreprise.

Selon Le Monde, le départ  de ces deux cadres dirigeants semble lié à des désaccords sur le nouvel axe stratégique de la société, à savoir le rapprochement de WhatsApp, Instagram et Messenger. MM. Cox et Daniels craignaient notamment que cette fusion rende ces plates-formes, très différentes, moins attractives auprès de leurs utilisateurs actuels.

La question de l’autonomie et du modèle économique des filiales serait également en cause, selon Le Monde – les dirigeants de WhatsApp ayant toujours été plutôt réticents à partager les données de leurs utilisateurs avec Facebook et à diffuser des publicités ciblées.


Le Grand Débat, un pari réussi sur le plan médiatique pour Emmanuel Macron

 

Alors que le Grand Débat a pris fin le 15 mars, Stratégies revient sur une étude Kantar Media qui chiffre à 168 634 le nombre de retombées médiatiques du Grand Débat entre le 13 janvier et le 13 mars.

51% d'entre elles proviennent de la presse, 29% du web, 17% de la télé ou de la radio et 3% des comptes Twitter des médias. LCI est le média qui a le plus parlé du Grand Débat avec 7 035 retombées sur la période, suivi par BFMTV (6 807), France Info (4 243), Maville.com (2 616) et Yahoo (2 370).

Selon 20 Minutes, en janvier, BFMTV et France Info ont affiché respectivement 11h27 et 10h10 de temps de parole pour le chef de l’Etat, une médiatisation qui passe mal auprès de l’opposition.

Le pic de la médiatisation du Grand Débat, ajoute Kantar Media, est intervenu le 15 janvier, jour du lancement, avec 7 269 retombées. Sur le mois de janvier, seulement trois événements ont été plus médiatisés que le Grand Débat: l'épisode neigeux du 22 janvier, le bilan de la sécurité routière de 2018 le 28 janvier et la tempête Gabriel le 29 janvier.

 

 



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