Media Week Report - 26 janvier

  

Cette semaine, le baromètre 2018 de la confiance des Français dans les médias est à l’honneur du Media Week Report. Facebook annonce quant à lui une deuxième nouveauté, en peu de temps, pour son fil d’actu, reposant justement sur la fiabilité des médias. Pour évoquer la refonte du fil d’actu Facebook, les medias anglophones parlent d’apocalypse, et l’onde de choc se propage à Rupert Murdoch ou Snapchat. Facebook est, par ailleurs, en pleine opération de charme en France.

  

Confiance dans les médias, les Français préfèrent les médias traditionnels et boudent Internet

  

media week report

Le 31ème baromètre de confiance dans les medias, réalisé par Kantar/Sofres pour La Croix et publié le 23 janvier, témoigne de la confiance accrue des Français dans les médias traditionnels. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon national de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française, a été interviewé entre le 4 et 8 janvier 2018.

Si la presse écrite (+ 8 points par rapport à l’année dernière), la télévision (+ 7 points) et la radio (+ 4 points) sont jugés de plus en plus fiables, Internet fait l’objet d’une défiance significative : seuls 25% des Français jugent crédibles  les informations dénichées en ligne. Le baromètre souligne également la difficulté du public à décoder les nouveaux médias numériques : 37% des interviewés ne sont pas en mesure de nommer leurs principales sources d’information sur la toile – un taux qui atteint 82% chez les peu diplômés.

L’étude met en exergue les disparités sociales au sein de la société française, comme le confirme Carine Marcé, directrice associée de Kantar Public: « Ce qui est frappant cette année, c’est l’aggravation des fractures par âge et classe sociale ». En effet, les plus fortunés semblent plus confiants et vigilants sur Internet.

Le Figaro parle quant à lui d’un « miroir déformant dans la perception de l’actualité » : 46% de la population française n’a pas entendu parler des Paradise Papers, 37% du mouvement #BalanceTonPorc et 23% ignore la crise du glyphosate. Une tendance alarmante, due tant à l’effet bulle créé par les réseaux sociaux qu’à un désintérêt pour l’actualité.

Les Français (57%) ont conscience que l’Education nationale pourrait avoir un rôle à jouer en aidant les élèves à développer un esprit critique face aux média. Les sondés prônent également une approche pédagogique pour lutter contre les fake news.

  

Le fil d’actu nouveau de Facebook fait des vagues

  

Vendredi, Facebook a annoncé qu'il allait demander aux utilisateurs, par le biais d'enquêtes de satisfaction, en démarrant par les Etats-Unis, leur avis sur tel ou tel média. Il sera demandé aux internautes s'ils connaissent telle ou telle source d'information et, si c'est le cas, s'ils la considèrent fiable. Cela devrait, à terme, influencer la distribution des médias sur le fil d’actualité – une deuxième nouveauté, en peu de temps, pour le fil d’actualité Facebook.

Lundi, le magnat des médias, Rupert Murdoch, a critiqué, dans une lettre ouverte, Facebook et Google, rapportent Le Figaro et Les Echos. Selon lui, leurs « mesures correctives » sont « inadéquates, commercialement, socialement et journalistiquement ». Par ailleurs, selon lui, leurs récentes annonces ne règlent en rien la question centrale du partage des revenus avec les médias d'information.

Pour Rupert Murdoch, « si Facebook veut reconnaître les éditeurs de confiance, alors il devrait leur verser une indemnité d'utilisation, similaire au modèle adopté par les câblo-opérateurs ». Cette indemnité aurait, selon lui, un impact mineur sur les profits de Facebook,  tout en ayant des conséquences majeures sur les perspectives des éditeurs et des journalistes.

Selon l’ADN et Digiday, Snapchat se serait par ailleurs lancé dans une opération de séduction des médias, en nommant Josh Stone à la tête des partenariats media, une nouveauté pour le réseau social. Snapchat promet ainsi d’assurer un suivi des productions de contenus au moment où Facebook se met à dos, avec la refonte de son fil d’actu, les médias qui pourraient être amenés à chercher des alternatives à Facebook.

  

Facebook investit dans la formation et l’intelligence artificielle en France

  

Sheryl Sandberg, la numéro 2 de Facebook, a profité d'une visite à Paris pour faire une série d'annonces relatives à son programme de recherche en intelligence artificielle en France.

Le groupe va mettre en place, dans le cadre d'un partenariat avec Pôle Emploi, un programme pour former 50 000 personnes « éloignées de l'emploi » aux compétences numériques d'ici la fin 2019, et les aider à s'insérer dans le marché du travail.

Facebook lance également un programme – déjà en place dans d'autres pays, comme l'Angleterre – d'accompagnement des femmes entrepreneuses, baptisé « She Means Business ».

« Ces initiatives s'inscrivent dans un programme pan-européen, l'ambition de Facebook étant de former d'ici 2020 un million de personnes et créateurs d'entreprises », a expliqué le réseau social américain sans préciser les montants qu'il comptait consacrer à ces programmes.

Enfin, Facebook va doubler le nombre de chercheurs de son centre sur l'intelligence artificielle (IA) créé en 2015 à Paris, qui passera de 30 à 60. Le groupe va ainsi de plus investir 10 millions d'euros supplémentaires d'ici 2022 « pour accélérer l'intelligence artificielle en France », soit un triplement des sommes qu'il y consacre. Le FAIR Paris est l'un des quatre sites mondiaux de Facebook sur l'IA. 




Search article


Découvrez...


Revue médias et synthèse : votre actualité médias facile à consulter
En savoir plus