Media Week Report - 31 août

Cette semaine, le Media Week Report vous dévoile les coulisses du lancement de Facebook Watch, alors que LinkedIn ouvre sa base de données aux chercheurs et que Mashable suspend ses activités dans l’Hexagone.


Facebook lance Watch et défie YouTube

Facebook a annoncé le 29 août qu’il allait déployer son service de contenus vidéo Watch dans le monde entier, après l’avoir lancé aux États-Unis il y a un an environ. Selon l’entreprise américaine, chaque mois plus de 50 millions d’utilisateurs se rendent sur Watch pour regarder des vidéos pendant au moins une minute. De plus, le temps passé sur Watch a été multiplié par 14 depuis début 2018.

Le Blog du Modérateur explique que Facebook Watch propose deux façons d’accéder aux contenus. La première consiste à accéder aux vidéos d’une page suivie, la deuxième permet aux utilisateurs de découvrir « les meilleures vidéos » suggérées par Facebook. D’autres fonctionnalités seront bientôt disponibles, comme les Watch Parties, pour regarder une vidéo à plusieurs en temps réel.

« Nous avons créé ce produit de manière à ce que les utilisateurs ne soient pas dans une logique de consommation passive des vidéos, mais qu’ils puissent y participer » a souligné la vice-présidente produits chargée de la vidéo et de la publicité, Fidji Simo, dans une déclaration reprise par Le Monde.

Grâce à Watch, les internautes pourront diffuser de nouvelles vidéos, repérer les dernières vidéos classées selon des thèmes, sauvegarder des vidéos et nouer un dialogue avec les créateurs. D’ailleurs, Mme Simo a rappelé que le géant de Mountain View a longtemps discuté avec les créateurs « pour laisser à chacun la possibilité de monétiser ses créations », par exemple grâce au programme dédié Ad Breaks. Les contenus achetés par Facebook, notamment la diffusion des matchs de foot, « ne sont qu’une partie très faible des contenus qui seront disponibles sur Watch », a-t-elle ajouté.

Le Monde affirme que cette plateforme pourrait représenter un relais de croissance inédit pour Facebook, après les résultats décevants de ces derniers mois. Pour sa part, La Tribune note que, suite à cette opération, Facebook se positionne en concurrent direct de YouTube et Amazon Prime.

LinkedIn propose ses données aux chercheurs

LinkedIn continue d’innover et de surprendre les observateurs. Le 20 août, le réseau social professionnel a annoncé qu’il allait ouvrir son importante base de données à des chercheurs en économie, dans le cadre de son programme LinkedIn Economic Graph Research Program (EGRP). Trois domaines de recherche sont concernés : l’analyse des données, l’économie et l’intelligence artificielle. Selon Igor Perisic, vice-président de l’ingénierie auprès de LinkedIn, cette opération est « une  bonne opportunité pour tester ou valider les théories des chercheurs sur l'une des bases les plus vastes et les plus robustes sur les réseaux professionnel et économique ».

Face aux inquiétudes relatives à la protection des données suite à l’affaire Cambridge Analytica, LinkedIn a assuré que les données proposées aux scientifiques seront « abrégées ou anonymisées ». Qui plus est, elles seront accessibles uniquement « dans un bac à sable sécurisé », rappelle Le Figaro.

Selon Les Echos, avec cette opération, LinkedIn souhaite soutenir le secteur de la recherche, mais aussi améliorer ses produits, par exemple en adaptant ses offres d’emploi aux comportements des utilisateurs.

D’ailleurs, cette initiative n’est pas la seule nouveauté pour LinkedIn, car l’entreprise a récemment annoncé vouloir percer dans le monde du journalisme en élargissant son équipe éditoriale.

Mashable France tire sa révérence

Les Echos révèle que Mashable France, la version française du site américain Mashable, consacré aux nouvelles technologies, aux réseaux sociaux et au divertissement, fermera mi-septembre. Les quatre journalistes en CDI seront embauchés par France Médias Monde, qui a co-fondé Mashable France avec la maison mère américaine en 2016.

Le Figaro analyse les raisons qui ont provoqué la fin de cette belle aventure éditoriale – Mashable France revendique quand même 2 millions de visiteurs uniques par mois, rappelle Le Monde. Tout d’abord, France Médias Monde a déclaré « ne plus être en phase » avec le changement éditorial de son partenaire depuis son rachat par le groupe médias américain Ziff Davis fin 2017. Mashable s’est en effet résolument tourné vers les contenus de marques, loin des priorités de l’audiovisuel public. Ensuite, selon des sources internes, le média français serait mal monétisé par sa maison mère. Enfin, le nouvel algorithme de Facebook aurait plombé l’audience du site.

Le Figaro souligne aussi qu’un autre pure player, BuzzFeed France, va bientôt mettre la clé sous la porte, et s’interroge sur la pérennité économique des sites d’information gratuits en France.

 



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