Media Week Report - 6 avril

Cette semaine, le Media Week Report s’intéresse aux nouvelles possibilités vidéos qu’offrent LinkedIn et Instagram aux annonceurs. En introduisant Timestamps, Twitter poursuit, pour sa part, ses efforts auprès des professionnels de l’information dans le live streaming. Du côté des acquisitions, Netflix serait en pourparlers avec EuropaCorp et pourrait ainsi annoncer son premier rachat de studio, tandis que Disney envisagerait de reprendre Sky News. Spotify vient par ailleurs de faire son entrée à la Bourse de New York, bien que le groupe ne soit pas encore rentable.


Social Media


LinkedIn et Instagram annoncent des nouvelles possibilités vidéos pour les annonceurs


Pour étoffer son offre et attirer des annonceurs potentiels, LinkedIn vient d’annoncer le lancement d’un nouveau format de publicités vidéos en auto-play, qui seront lues automatiquement, sans le son, et qui seront parfaitement intégrées à l’expérience LinkedIn. LinkedIn s’ouvre ainsi aux vidéos natives pour les contenus sponsorisés et les Pages Entreprises.

Selon Viuz, les résultats de la version Beta ont prouvé que les vidéos sur les Pages Entreprises ont jusqu’à 5 fois plus de chances de générer des conversations parmi les membres que d’autres types de contenus.

Ces vidéos, qui permettent de construire la notoriété d’une marque, de générer de l’audience qualifiée et de collecter des leads de qualité, pourront donc être utilisées pour des campagnes de branding, mais aussi des campagnes à la performance renvoyant vers une page de destination, ou des campagnes d’achat de leads.

Toutefois, selon le Blog du Modérateur, il n’est pas évident que ce nouveau format soit, in fine, très utilisé par les annonceurs. Les tarifs d’achat LinkedIn au CPM ou au CPC sont en effet toujours très au-dessus des autres plateformes, et l’Ads Manager reste désuet et peu pratique.

Sur Instagram, en revanche, qui vient également d’annoncer de nouvelles possibilités vidéos pour les annonceurs, le Business Manager est centralisé, et les annonceurs ont rapidement adopté la publicité. Avec sa nouvelle fonctionnalité, Instagram souhaite désormais convaincre les « petites entreprises et les marques aux ressources créatives limitées d’atteindre leur cible à travers la plateforme » en leur permettant, elles qui diffusent des publicités classiques sur le réseau social, de les convertir facilement en publicités au sein des Stories. La promesse est ainsi de transformer automatiquement n'importe quelle publicité Instagram en une publicité plein écran au sein de Stories, y compris les publicités photos et vidéos qui ne sont pas dans le format 9:16.


Avec Timestamps, Twitter améliore sa stratégie vidéo


Timestamps, la nouvelle fonction de Twitter disponible sous iOS et Android, permet aux utilisateurs de choisir de publier une séquence précise des vidéos diffusées en direct par un autre compte Twitter.

Tout utilisateur peut désormais monter lui-même un contenu vidéo à partir d’un live publié sur le réseau social. Une fois publié sur son compte, les followers de celui-ci peuvent lire l’extrait de la vidéo choisi par l’utilisateur.  Les utilisateurs conservent par ailleurs la possibilité de reprendre le cours de la vidéo en direct si celle-ci n’est pas encore terminée.

Pour le Siècle Digital, Twitter confirme ainsi son ambition de placer le live vidéo au cœur de sa stratégie. Une aubaine pour les médias et les professionnels de l’information, friands des contenus vidéos, qui sont particulièrement visés par Twitter !  


Netflix s’intéresserait au studio EuropaCorp tandis que Disney pourrait reprendre Sky News


Selon Les Echos, EuropcaCorp, le studio fondé par Luc Besson, pourrait être repris par Netflix. Les négociations seraient, selon le journal qui cite une source proche du dossier, à un stade avancé, et les parties envisageraient de conclure un accord d’ici l’été.  Le festival de Cannes pourrait d’ailleurs fournir l'opportunité rêvée de cette annonce qui serait, de fait, le premier rachat de studio par Netflix.

Si EuropaCorp confirme discuter « avec plusieurs partenaires potentiels financiers et/ou industriels », il ajoute n’être entré, à ce jour, « en exclusivité avec aucun des partenaires potentiels en question ».

L'idée serait de donner la main à Netflix pour la gestion opérationnelle d'EuropaCorp – aujourd’hui en difficulté financière – tout en laissant une certaine liberté artistique à Luc Besson pour un certain nombre de films. Luc Besson serait, en retour, intéressé financièrement au succès de ses productions (en fonction du nombre de spectateurs, par exemple).

Autre mouvement stratégique : le groupe Twenty-First Century Fox a annoncé, pour rassurer les autorités britanniques, que Sky News pourrait soit être isolée juridiquement du groupe, soit être vendu à son concurrent américain Walt Disney. Disney a en effet exprimé son intérêt pour le rachat des 61% de capital de Sky News qu’il ne détient pas encore, quelle que soit l'issue de son offre sur 52 milliards de dollars de ses actifs. Le projet de Fox de prendre le contrôle total de Sky, annoncé en décembre 2016, a été retardé par les autorités britanniques, qui redoutent qu'une telle opération donne trop d'influence à Murdoch, déjà propriétaire de journaux, sur le paysage médiatique en Grande-Bretagne.


Spotify : une entrée en bourse avec brio – mais les bénéfices ne sont pas encore au rendez-vous


L’info a défrayé la chronique cette semaine : mardi 3 avril, Spotify, le géant suédois du streaming musical, a fait une entrée retentissante à la Bourse de New York, avec un gain de 12,9% à la fin de première séance de cotisation.

Le Monde souligne pourtant que le groupe n’a pas encore dégagé de bénéfices, même s’il prévoit une hausse de ses revenus de 20% à 30% en 2018, à savoir entre 4,9 et 5,3 milliards d’euros. Spotify se concentre pour l’instant sur l’acquisition de nouveaux abonnés au service, disponible dans 65 pays, et espère compter entre 92 et 96 millions d’utilisateurs premiums – payants – d’ici à la fin de l’année. Une base d’usagers importante, qui permet à l’entreprise de maintenir sa position de leader du secteur, devant Apple Music (36 millions d’abonnés), Google Music, Tidal, Deezer et Amazon.

Les Echos explique pour sa part, en comparant les modèles économiques de Spotify et Netflix, que la faiblesse du modèle financier de Spotify est de dépendre de trois majors – Universal, Warner et Sony Music – ainsi que d’un représentant des indépendants, Merlin – le groupe suédois étant obligé de verser à ses partenaires des commissions à hauteur de 75% de ses revenus. Une concurrence accrue pourrait aussi mettre en danger la croissance de l’entreprise. Spotify possède en revanche un véritable atout : l’accord avec Tencent Music, qui table sur un marché potentiel de 1 milliard de Chinois. Et si le meilleur restait à venir ?





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