Media Week Report - 25 octobre

 

Cette semaine, le Media Week Report se penche sur la deuxième édition du Paris Podcast Festival et sur l’intérêt de ce média pour les annonceurs. Entretemps, Snapchat annonce ses résultats trimestriels et affiche une performance positive.


Paris Podcast Festival : quand les annonceurs s’en mêlent…

 

La deuxième édition du Paris Podcast Festival, qui s’est déroulée du 18 au 20 octobre à Paris, vient de se terminer, avec son lot d’ateliers, débats et masterclasses, qui ont attiré 6,000 participants. De plus en plus d’acteurs se lancent dans ce secteur : 35 podcasts – sur 450 qui avaient candidaté– étaient en lice dans huit catégories différentes pour les prix du festival ! Et les initiatives pour protéger et encourager les créateurs se multiplient, rappelle Le Monde. Les producteurs s’organisent dans un syndicat, le PIA (Producteurs indépendants audio), qui vise à définir « une règle loyale de marché » et des « pratiques compatibles » entre les studios, surtout en ce qui concerne les droits d’auteur. Pour sa part, le Ministère de la Culture a aussi annoncé la création d’une « mission de réflexion et de perspective », dans le but de lancer un fond de soutien à la création sonore.

Lors du Paris Podcast Festival, Havas Paris et l’Institut CSA ont aussi présenté leur première étude consacrée aux auditeurs de podcasts natifs, note La Correspondance de la Presse. 9% des Français, à savoir 3,4 millions de personnes, en écoutent au moins une fois par semaine ; ce public est plus jeune que la moyenne des Français (58% ont moins de 35 ans contre 33% dans la population), plus citadin (69% contre 49%), étudiant ou cadre (29% contre 19%). L’étude révèle aussi que trois auditeurs sur quatre seraient prêts à payer pour écouter leurs émissions préférées.

Le Figaro commente que l’essor du marché du podcast suscite un fort intérêt de la part des annonceurs ; cet univers a pourtant ses propres codes, différents de ceux de la radio traditionnelle. Les marques se sont, du coup, approprié ce support pour diversifier leur communication et améliorer leur image, par exemple avec un partenariat de sponsoring avec un podcast existant ou la réalisation d’un projet collaboratif en interne ou en externe, l’intérêt de ces opérations étant de séduire une cible clé pour les publicitaires. Interrogé par Le Figaro, Kamel El Hadef, cofondateur de la start-up Audion, spécialisée dans la publicité ciblée instantanée dans les podcasts, explique que ce format « est précurseur d’un système de publicité fluide, non intrusif […] soit le pionnier de la publicité de demain ». Une tendance confirmée par l’étude Havas-CSA : d’après 89% des auditeurs de podcast natifs, le podcast est un moyen de communication adapté aux marques.

 

Snapchat : un petit fantôme en pleine forme

 

La société mère de Snapchat, Snap Inc., a communiqué mardi ses résultats pour le troisième trimestre de l’année 2019. Le réseau au petit fantôme se porte bien - et dépasse même les attentes - avec un nombre d’utilisateurs actifs en hausse de 13% comparé à l’an passé, ce qui lui permet d’atteindre les 210 millions d’utilisateurs. Côté revenus, l’entreprise annonce un chiffre en hausse de 50% - à 446,2 millions de dollars - comparé à la même période l’année précédente, rapportent AdWeek et Siècle Digital.

 

Le père du petit fantôme, Evan Spiegel a annoncé fin 2018, que Snapchat serait rentable en 2019. Dans une déclaration suite à l’annonce des résultats, il confirme son ambition : « nous sommes une entreprise à forte croissance, avec un levier d’exploitation solide, une voie claire vers la rentabilité, une vision distincte pour l’avenir et la capacité d’investir à long terme », précisent les deux sites d’information.

 

Snapchat peut notamment remercier la très attendue refonte de son application sous Android, lancée en avril 2019. L’application constate également une hausse de l’engagement. Le temps passé par les utilisateurs sur l’onglet « Discover » a, par exemple, augmenté de 40% depuis l’an passé, souligne Siècle Digital.

 

Les annonceurs sont de plus en plus enclins à investir dans le réseau social, qui cherche à diversifier les formats et offrir un maximum de possibilités aux marques, proposant notamment des publicités que l’on peut zapper, d’autres qu’il n’est pas possible de passer, des publicités pouvant atteindre 3 minutes ou encore un nouveau format venant concurrencer Instagram. Les investisseurs craignent tout de même une baisse de la croissance entamée au premier trimestre 2019, note Siècle Digital.




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