Media Week Report - 23 décembre

Pas de fête de fin d’année sans rétrospective, le Media Week Report se plie à l’exercice et vous livre, comme dernier post de l’année, un best-of de ses publications les plus lues et les plus partagées en 2016 ; accompagnées de quelques mises à jour pour terminer l’année en beauté et toujours à la pointe de l’actualité ! L’Equipe du Media Week Report vous souhaite d’excellentes fêtes sur Facebook, Snapchat, - ou devant les bêtisiers de l’année de la télé – et vous envoie un Doodle pour 2017, avec toujours plus de news sur le monde fascinant des médias.

2016

Twitter : l’heure du rachat a-t-elle sonné ?

C’est la question que tout le monde se posait, après la réunion du conseil d’administration du mois de septembre. Confrontés à des résultats décevants, les dirigeants se disaient prêts à étudier toutes les options sur la table, comme l’a confirmé le co-fondateur Evan Williams dans un entretien à Bloomberg. Selon les estimations les plus récentes, Twitter vaudrait près de 17 milliards d’euros. Et à en croire les rumeurs, plusieurs poids lourds convoiteraient le réseau social, dont Google, Apple et même Rupert Murdoch, par le biais de 21st Century Fox et News Corp. Certains estiment pourtant que toute cette agitation a servi seulement à manipuler les cours de bourse et à booster les actions du réseau aux 140 caractères. Entretemps, Twitter a tout essayé pour réduire ses coûts, en envisageant de possibles licenciements massifs ou l’abandon de projets qui n’ont pas d’impact direct sur son revenu, comme MoPub, Vine ou Fabric. Alors, simple restructuration de l’entreprise ou exercice de bluff pour séduire les investisseurs de renom? (Première publication le 09/09/2016)

Où en est Twitter fin 2016 ?

Les rumeurs sur le rachat de Twitter se sont multipliées au fil des mois, mais au final tous les candidats ont renoncé un à un. Le réseau de microblogging traverse par ailleurs une période tourmentée : deux hauts dirigeants - le directeur technique Adam Messinger et le responsable du produit Josh McFarland - ont annoncé qu’ils quittaient l’entreprise. 

« Discover » sur Snapchat : ça roule pour Melty et Konbini

Depuis septembre, huit médias français ont rejoint la plateforme de contenus « Discover » sur Snapchat, après de nombreuses spéculations sur l’identité des heureux élus. L’heure est donc au premier bilan des audiences ! Selon Le Figaro, les grands gagnants seraient Melty et Konbini, deux pure players spécialisés dans le divertissement. Ce n’est pas vraiment une surprise puisque les deux sites s’adressaient déjà essentiellement aux jeunes, qui, et ça tombe bien, constituent aussi le bataillon des utilisateurs de Snapchat.

Leurs statistiques sur ce premier mois ont tout de même de quoi faire rêver, puisque Melty revendique jusqu’à 2 millions de visiteurs uniques par jour sur sa chaîne « Discover ». Quand on sait que l’audience quotidienne de Snapchat avoisine les huit millions de personnes, cette performance a tout du carton plein. Certains jours, selon Stratégies, Melty engrangerait même plus d’audience sur Discover que sur son propre site ! Konbini, le site français concurrent, n’est pas en reste avec 500 000 visiteurs uniques sur sa chaîne Snapchat. Les deux sites sont aussi les plus prolixes, avec une moyenne de 14 « diapos » quotidiennes pour Melty et de 13 pour Konbini (étude Business Insider France).

Et comment s’en sortent les médias traditionnels ? Pas trop mal, estime Le Figaro, qui note que L’Équipe surclasse Le Monde, avec jusqu’à 400 000 visiteurs uniques par jour contre 200 000 pour le quotidien de l’après-midi. De fait, ce sont là de belles performances, car on peut penser que les jeunes utilisateurs de Snapchat n’avaient pas pour habitude de se plonger dans la lecture de ces quotidiens historiques. Pas de chiffres en revanche pour Paris Match, Cosmopolitan et Taste Made, qui font également partie des huit éditeurs sélectionnés.

Preuve que le succès est au rendez-vous, les médias auraient déjà entrepris une révision de leurs tarifs à destination des annonceurs. Passée l’euphorie initiale, il faut désormais penser à rentabiliser l’opération car l’arrivée sur Snapchat ne s’est pas faite en un tour de main. Les médias français ont dû en effet mettre sur pied des équipes dédiées pour nourrir leur chaîne « Discover », ce qui implique un coût élevé dans un secteur aux finances déjà exsangues. D’autant que Snapchat n’oublie pas de prendre sa part du gâteau et prélève 50% de commissions sur les contrats publicitaires !

Ce lancement réussi en France est en tout cas de bon augure pour la maison-mère, Snap Inc, qui prépare sa mise en Bourse. Désormais, la date de mars 2017 est évoquée pour ce qui s’annonce comme l’opération financière de l’année dans le secteur, avec une valorisation qui pourrait frôler les 25 milliards de dollars. (Première publication le 09.09.2016)

Où en est « Discover » fin 2016 ?

« Discover » continue de cartonner, alors que Facebook teste une nouvelle section consacrée aux vidéos en directe, qui rappelle fortement le design de Snapchat...un nouvel « hommage » à la créativité du réseau au petit fantôme, peut-être trop appuyé ?

Youtube : les vloggueurs crient à la censure

En fin août/début septembre, YouTube a été accusé, par certains de ses membres les plus actifs de verser dans le politiquement correct pour plaire aux annonceurs… au détriment des premiers contributeurs de la plateforme, les YouTubeurs.

La polémique est née le 31 août dernièr aux États-Unis lorsque Philip DeFranco (4,5 millions d’abonnés) s’est ému publiquement de voir plusieurs de ses vidéos démonétisées sur la plate-forme. YouTube venait en effet de l’informer que plus aucune publicité ne serait adossée à certaines de ses publications, jugées pas assez « annonceurs-friendly ».

Or, la publicité, c’est bien le nerf de la guerre et surtout ce qui fait vivre à la fois YouTube et des milliers de vloggueurs à travers le monde. Il n’en fallait pas plus pour que la vague d’indignation se propage à travers la toile, à mesure que d’autres YouTubeurs partageaient la même expérience. Le mot est rapidement lâché : pour ne pour ne pas froisser les marques, YouTube pratique une censure déguisée sur les contenus les plus sensibles.

Devant la controverse, l’entreprise s’est défendu : rien n’a changé dans sa politique d’utilisation, mais la manière dont les créateurs sont informés est plus directe. En fait, certaines des vidéos concernées auraient été démonétisées plusieurs mois auparavant, sans que leurs propriétaires ne s’en soient aperçus.

De fait, selon Re/code, YouTube a, au contraire, fait en sorte de notifier plus clairement les vidéastes et de simplifier la procédure d’appel, dans le cas où ces derniers souhaiteraient contester la décision. Pour rappel, les conditions d’utilisation précisent bien que certains types de contenus pourront être considérés « inappropriés pour la publicité ». (Première publication le 09.09.2016)

Les Snapchatteurs fous des JO

 

Qui a dit que les millennials n’étaient pas branchés sport ? À en croire le Financial Times, en aout la ferveur des Jeux olympiques de Rio s’est emparée de Snapchat, dont un utilisateur actif sur trois – soit 50 millions de personnes – a regardé un contenu lié aux JO lors de la première semaine de compétition. Le réseau social avait mis le paquet pour faire de l’événement sportif une réussite, en passant des partenariats avec les diffuseurs de plusieurs pays majeurs, comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore le Brésil. Début mai, Snapchat avait déjà signé un accord avec le principal diffuseur américain, NBC, et Buzzfeed, pour créer une chaîne entièrement dédiée à la compétition sur « Discover ». Cette stratégie ambitieuse a donc semble-t-il porté ses fruits durant l’été et Snapchat a pu s’en féliciter. D’autant que les grandes marques ont également suivi le mouvement, à l’image du mastodonte de la grande distribution, Walmart, qui a acheté de l’espace publicitaire sur le service « Discover ». Les revenus dérivés ont été partagés entre NBC et Snapchat. Alors qu’ont vu les accros au réseau durant les 7 premiers jours de compétition ? Pas mal d’athlètes en goguette et en excursions touristiques… Avec notamment l’équipe masculine de basket nord-américaine, désignée par USA Today la « plus grande équipe Snapchat de tous les temps ». Dans le même temps, les audiences en télévision se sont sensiblement effritées aux États-Unis, NBC faisant état d’une baisse de plus de 15% par rapport aux précédentes olympiades, à Londres. (Première publication le 19.08.2016)


Facebook pourrait se transformer en mémorial géant dès 2098

D’ici à la fin du siècle, Facebook pourrait compter plus d’utilisateurs morts que vivants… C’est en tout cas la conclusion glaçante à laquelle est arrivé un statisticien de l’université américaine du Massachusetts, reprise par le Daily Mail début mars 2016. Pour en arriver là, il faudra tout de même réunir plusieurs conditions, qui ont servi de base aux travaux d’extrapolation du scientifique.

D’abord, la croissance du nombre de nouveaux utilisateurs devra franchement marquer le pas. Une hypothèse pas si farfelue, quand on sait que 70% de la population adulte américaine est déjà titulaire d’un compte sur le réseau social. Ensuite, le scientifique est parti du principe que Facebook n’apporterait pas de changement à sa politique actuelle sur la gestion des comptes de défunts.

Aujourd’hui, Facebook vous refuse toute demande de suppression de compte, même en cas de présentation d’un certificat de décès. Il vous faut soit avoir été désigné expressément par le défunt comme étant en charge du compte (legacy contact), ou encore être votre possession des codes d’accès pour effectuer la suppression vous-même. Le cas échéant, Facebook créé un « compte de commémoration », qui reste visible indéfiniment.

La question du devenir des données privées après la mort est loin d’être anecdotique. En France, la loi numérique d'Axelle Lemaire créé justement la possibilité d’établir un testament numérique. Mais cette pratique reste peu répandue. Résultat : les comptes de personnes décédées fleurissent sur le réseau social, comme autant de mémoriaux plus ou moins volontaires. Rien qu’en 2016, on estime que près d’un million d’utilisateurs de Facebook devraient trouver la mort.

Une menace statistique qui pourrait faire évoluer la politique de Facebook en la matière, à moins que la conquête de nouveaux marchés, notamment la Chine et l’Inde, ne vienne faire exploser le contingent de nouveaux utilisateurs et repousser, pour un temps, le spectre de se voir transformé en cimetière virtuel géant. (Première publication le 11.03.2016)







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