Social Week Report - 10 Avril

Cette semaine, on parle de l'acquisition de Lynda.com par Linkedin et de ses ambitions futures, mais aussi logiciel anti-spoilers pour socionautes et rumeurs autour de Twitter.

LinkedIn se rêve en université en ligne

LinkedIn, le leader américain des réseaux professionnels, a mis la main à la poche (1,5 milliard de dollars) pour s’offrir Lynda.com, un site pionnier qui propose des cours en ligne variés depuis 1995. Quel rapport, me direz-vous ? C’est que LinkedIn est loin d’être un simple Google des CV et a fortement étoffé son offre au fil des années. Désormais, le site se rêve en accélérateur de carrière et veut pouvoir proposer à ses utilisateurs de développer telle ou telle compétence, identifiée comme manquante pour décrocher un job, par exemple. Concrètement, si LinkedIn repère que vous regardez ostensiblement des offres de travail requérant une formation à Photoshop, mais que votre CV en ligne n’en fait par ailleurs pas mention, il sera en mesure de vous suggérer un tutoriel adapté (vraisemblablement payant), disponible dans plusieurs langues. Ainsi, LinkedIn espère retenir ses utilisateurs le plus longtemps possible sur son site, mais aussi recueillir un maximum d’information sur eux.

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Les Kids de YouTube exposés à des publicités déguisées
Mauvaise passe cette semaine pour YouTube, le social media tout en vidéos de Google. Des associations de protection de l’enfance et de consommateurs américaines accusent le géant californien de profiter de sa nouvelle application, YouTube Kids, pour distiller du contenu publicitaire sous une forme déguisée. YouTube Kids, lancée il y a moins de deux mois, c’est la plateforme destinée aux enfants, qui promettait aux parents inquiets un contenu sous strict contrôle. Mais les associations y ont repéré un mélange insidieux de publicité et de contenu proposé par les chaînes officielles de certaines marques, dont Barbie, Fisher Price ou encore McDonald’s. Évidemment, impossible pour les enfants de faire seuls la différence entre un contenu marketing créé spécialement pour eux et un programme classique. Les associations réclament donc que les vidéos publicitaires soient plus clairement identifiées, sur le modèle de la télévision américaine, où les spots de pub sont annoncés quelques secondes avant leur diffusion. La semaine n’avait déjà pas très bien commencé pour YouTube, alors qu’un chercheur en sécurité russe a annoncé avoir découvert une faille permettant de vider le site de ses vidéos. Plus de peur que de mal pour Google, puisque le jeune homme a fait part de sa découverte à l’entreprise, permettant à YouTube de colmater cette préoccupante faille de sécurité. Le vertueux jeune homme s’est vu allouer une récompense… de 5 000 dollars. Un peu pingre Google ?

Google pourrait bientôt vous protéger des spoilers
****ALERTE (VIEUX) SPOILERS****
Imaginez n’avoir jamais su que Kevin Spacey/Frank Underwood devenait finalement président dans House of Cards, ou encore avoir regardé ce tragique épisode de Game of Thrones sans vous attendre une seconde au massacre de la moitié des invités du mariage. C’est ce monde, un monde sans spoilers, que préparerait Google. À en croire le site américain Quartz, l’entreprise aurait développé un système permettant de bloquer les spoilers sur le web, et en particulier sur les réseaux sociaux, où ils sont devenus quasiment impossible à éviter. Avec ce nouveau programme, pour lequel Google a déposé un brevet cette semaine, une notification vous prévenant d’un éventuel spoiler pourrait apparaître automatiquement sur votre fil d’actualité, tout en floutant le contenu incriminé. Google n’a pas souhaité donner plus de précisions quant aux modalités d’un éventuel déploiement de la technologie, alors que son réseau maison, Google+, est en voie de démantèlement.

Twitter approché par des acheteurs
C’est un vieux serpent de mer qui a secoué les marchés américains mardi. Bruits de couloir, rumeurs persistantes et spéculation ont boosté le titre Twitter à Wall Street (+ 3,9%), alors que deux acheteurs auraient prétendument fait part de leur intérêt pour racheter le réseau social. Mais qui pourrait donc bien se payer le réseau social à gazouillis, dont la valorisation atteint désormais plus de 30 milliards de dollars ? On murmure le nom de Google, acheteur potentiel tout désigné, avec ses fonds de trésorerie disponibles et son échec à faire fonctionner avec succès son propre réseau social. Pourtant, du point du vue des analystes financiers, il s’agit là d’un scénario peu probable. Google vient en effet de chiper à la banque Morgan Stanley sa directrice financière, réputée pour ses compétences en matière de contrôles des coûts. On voit mal dès lors comment le géant pourrait décider d’une stratégie aussi dispendieuse.



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