Social Week Report - 24 juillet

Facebook n’a qu’à bien se tenir ! Le YouTube de Google est en pleine forme et le revendique cette semaine, chiffres à l’appui. Le Social Week Report vous parle aussi de la nouvelle controverse qui touche Instagram et des habitudes de nos aînés sur les réseaux sociaux.

YOUTUBE MONTRE LES MUSCLES

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Piqué au vif par le concert de Cassandre lui prédisant une agonie toute proche, YouTube se rebiffe cette semaine, et entend démontrer sa vigueur. C’est vrai que depuis quelques semaines, les médias n’en finissaient plus d’annoncer que Facebook allait prendre de vitesse le fleuron de Google et le détrôner dans le cœur d’internautes de plus en plus vidéophages. Les chiffres racontent une toute autre histoire, avec une augmentation de 40% du nombre d’annonceurs ayant investi dans les « pre-rolls » de YouTube – ces publicités qui se déclenchent avant le début d’une vidéo – l’année dernière. Encore mieux, les dépenses financières des marques les plus prestigieuses présentes sur le site ont bondi de 60% en 2014.

D’après Tara Walpert Levy, directrice des solutions d’agence chez Google, citée par le Financial Times, le site de partage profite à fond de la montée en puissance des stars de YouTube (les « YouTubeurs ») qui attirent massivement la génération Y (les 18-34 ans), cible préférée des annonceurs. Du coup, le nombre de vues mensuelles pour les vidéos promotionnelles mises en ligne par les marques explose (+55% sur un an).

Les YouTubeurs sont également très fidèles à la plate-forme et ne vont pas (ou presque) voir ailleurs. D’après les statistiques de la société d’analyse Pixability, citées par le blog « CMO Today » du Wall Street Journal, les stars de YouTube y postent en moyenne cinq fois plus de vidéos que sur Facebook.

L’audience de YouTube auprès des 18-49 ans dépasse désormais celle de n’importe quelle chaîne de télévision américaine. Les internautes sont aussi plus assidus, avec un temps de visionnage en augmentation de 60%. Une forte croissance principalement due à l’utilisation généralisée du smartphone, qui rend YouTube accessible partout. Reste pour l’entreprise à devenir rentable : on vous le disait il y a quelques mois, en 2014, YouTube n’a pas rapporté un centime à Google…

ON EN PARLE AUSSI

Les quinquas britanniques sont sur Facebook

facebookEn matière de réseaux sociaux, on ne parle souvent que des millenials ou de la génération Y. Pourtant, les quinquagénaires y ont aussi leurs petites habitudes, révélées cette semaine par une étude britannique. À en croire cette étude à laquelle ont participé plus de 3 000 personnes, les Britanniques de plus de 50 ans ne jurent que par Facebook, et 81% d’entre eux consultent leur page plus d’une fois par jour. Ils sont aussi 47% à penser que leur utilisation du réseau s’intensifiera avec l’âge. Leur mobilité pouvant se détériorer, Facebook constitue un moyen pour eux de rester en contact avec leurs proches et de faire face à la solitude. Mais les quinquas britanniques n’ont pas hésité à faire part de certaines manies un peu moins avouables ! Un répondant sur 6 admet ainsi utiliser Facebook pour glaner des renseignements sur ses amours passées. La même proportion avoue avoir recours au réseau pour y poster des selfies les montrant à leur avantage, et ainsi prouver à leurs contacts – et anciens prétendants – que le temps n’a que peu d’emprise sur eux. Une vague de nostalgie est-elle en passe de submerger le web ?

Nouvelle polémique autour d’un hashtag

instagramInstagram a le chic pour faire bondir les femmes comme un seul homme. Après plusieurs polémiques récentes touchant aux images d’allaitement, aux clichés montrant des tétons (féminins uniquement) ou encore des menstruations, voilà que le réseau d’images de Facebook s’attire encore les foudres de toute une communauté en bannissant le hashtag #Curvy (« pulpeuse » ou « voluptueuse »). Selon un porte-parole du réseau, la censure du mot-clé a pour objet de lutter contre le détournement de #Curvy pour diffuser des contenus érotiques ou montrant de la nudité. En effet, d’après l’entreprise, le hashtag était massivement utilisé pour partager du contenu violant les directives d’Instagram sur ces questions. Mais les femmes rondes – et les autres – ne l’entendent pas de cette oreille et dénoncent une décision discriminatoire. Quid des hashtags #skinny (« maigrichonne ») ou encore de ceux bien plus explicites tout à fait licites sur le réseau ? Une solution temporaire a bien été trouvée par les Instagrameurs, qui utilisent en ce moment le hashtag #Curvee (à l’orthographe modifiée) pour contourner l’interdiction. Mais la décision d’Instagram ne passe pas inaperçue et le réseau est désormais soupçonné d’être « grossophobe » par une journaliste de Libération.

 

Emilie-Lhoste-V1-2




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