Media Week Report - 23 février

  

Cette semaine, le Media Week Report met à l’honneur TF1, dont les résultats 2017 viennent confirmer une amélioration du marché publicitaire. Aux Etats-Unis, Facebook, qui se veut irréprochable dans les futures élections américaines, promet de vérifier l’authenticité des acheteurs de publicités politiques – une façon d’éviter que des entités étrangères ne s’impliquent dans la campagne. Snapchat défend quant à lui, et adapte, son nouveau design qui, comme le montre une pétition ayant déjà récolté plus d’un million de signatures, est loin de faire l’unanimité. De son côté, la BBC essaye de monétiser son catalogue en suivant l’exemple de Netflix.

  

TF1 porté, en 2017, par le retour à la croissance des recettes publicitaires


TF1

  

Le groupe TF1 a affiché, en 2017, un chiffre d'affaires de 2,1 milliards d’euros, en progression de 3%, tandis que les analystes tablaient sur une croissance de 2,4%. Le bénéfice net a quant à lui été multiplié par trois à 136 millions d’euros. Le groupe a ainsi amélioré sa rentabilité l'an dernier grâce à des mesures d'économies et grâce au redressement de ses recettes publicitaires.

Porté par le retour à la croissance des recettes publicitaires de ses chaînes gratuites (+1,7%), le groupe TF1 a en effet profité d'un contexte publicitaire porteur pour la télévision française après plusieurs années moroses. « Cette publication confirme les signes d'amélioration du marché publicitaire depuis plusieurs trimestres, qui laissent présager une bonne 2018 », précise Bruno Hareng, analyste chez Oddo, dans Les Echos. Avec une croissance de ses recettes publicitaires de 4,1% en 2016 et de 4,6% en 2017, M6, le challenger de TF1, confirme la tendance et continue de croître plus vite que son rival, note Les Echos.

Hors publicité, TF1 dit vouloir développer ses autres activités (production, licensing, événementiel) pour ses cinq chaînes en clair, l'objectif étant que celles-ci représentent au moins un tiers de son chiffre d'affaires en 2019, contre 26,5% en 2017.

Le groupe, qui a renégocié ses contrats de distribution avec Altice-SFR et Bouygues Telecom en leur proposant son offre premium, veut poursuivre ses discussions avec tous les opérateurs, c'est-à-dire Orange et Free, précise Le Figaro. « Notre ambition est de nouer des partenariats forts avec les distributeurs et de concevoir, avec eux, la télévision de demain », a déclaré Gilles Pélisson, le PDG du groupe, dans une interview pour Le Journal du Dimanche. « Chaînes de télévision et distributeurs ont tout intérêt à unir leurs forces pour proposer aux téléspectateurs et aux abonnés une offre audiovisuelle ambitieuse, constituée de contenus uniques, et de services qui en modernisent la consommation », a-t-il ajouté.

  

Elections américaines : Facebook veut vérifier l’identité des acheteurs de publicités politiques

  

Dans une déclaration à Reuters, Katie Harbath, Chef de l’équipe Politiques et relations publiques de Facebook, a annoncé que l’entreprise commencerait à envoyer des cartes par courrier postal afin de vérifier l’authenticité des acheteurs d’annonces publicitaires liées aux élections américaines.

Les cartes seront seulement envoyées aux personnes qui veulent acheter des publicités mentionnant des candidats aux postes fédéraux, mais ne concerneront pas les publicités politiques classiques. Les annonces concernées contiendront un code que les acheteurs devront saisir afin de pouvoir vérifier qu’ils résident bien aux États-Unis – une manière, pour Facebook, d’éviter que des entités étrangères ne s’impliquent dans des élections américaines.

Comme le rappelle Le Figaro, la Russie est accusée d'avoir utilisé les réseaux sociaux, en utilisant de faux comptes d'internautes américains, pour diffuser de fausses informations et influencer l'issue de l'élection présidentielle de 2016.

Le programme est, selon Le Figaro et Presse Citron, similaire à ceux utilisés par Google My Business et Nextdoor quand il est nécessaire de vérifier les propriétaires d’entreprises ou les utilisateurs qui veulent rejoindre des groupes de voisinage fermés.

  

Malgré les critiques, le Snapchat nouveau est fait pour durer

  

Présentée à la fin de l’année 2017, la mise à jour de Snap continue de se déployer progressivement en France et dans le monde. La principale différence entre le nouveau et l’ancien Snapchat est que l’application sépare désormais les publications des proches, dans la partie gauche, de celles des médias et des influenceurs, à droite.

En modifiant son design, Snapchat espérait simplifier l’expérience utilisateur pour gagner en nombre d’utilisateurs mais, avec plus de 1 million de signatures en début de semaine, une pétition sur Change.org contre ce nouveau design est devenue virale, et le nouveau design est loin de faire l’unanimité.

Selon Tech Crunch, le PDG de Snapchat, Evan Spiegel, a expliqué, lors de la conférence Goldman Sachs Internet & Technology, que, malgré la vague de retours négatifs, il n’avait nullement l’intention de revenir à l’ancienne version de Snapchat. Il voit d’ailleurs les critiques comme une forme de validation à l’égard des derniers changements, qui finiront par produire l’effet escompté. « La technologie est un élément important, mais l’élément le plus difficile, celui contre lequel vous ne pouvez rien, c’est, je pense, le temps qu’il faut pour apprendre […]. Il faudra du temps pour que les gens s’adaptent», a indiqué le PDG. Selon lui, les utilisateurs ont donc besoin de temps pour s’habituer au nouveau design et pour pouvoir en apprécier les vertus.

Selon Le Blog du Modérateur, Snapchat a cependant annoncé une nouvelle mise à jour, le retour de l’onglet Stories, pour tenter de calmer la fronde des utilisateurs.

   

Quand la BBC emboîte le pas à Neflix, un exemple à suivre pour France Télévisions?

  

Pour faire face à la concurrence de plus en plus forte de Netflix, la BBC a tenté en décembre une expérience novatrice : mettre en ligne sur BBC iPlayer, son site de télévision de rattrapage au Royaume-Uni, des séries complètes, récentes ou anciennes. Un changement de taille pour la BBC, qui passe d’une logique de simple rattrapage à celle d’une vidéothèque, souligne Presse-citron.net.

Les résultats de ce test ont été concluants : 327 millions de visionnages en décembre, à savoir une augmentation de 17% par rapport à la même période de l’année précédente.

Les experts craignent toutefois que ce modèle ne soit pas viable pour le groupe anglais : « Acheter les droits pour du binge-watching est difficile à justifier sur un média gratuit », explique aux Echos Tom Harrington, spécialiste du domaine chez Enders Analysis. D’habitude, après avoir été diffusés de 7 à 30 jours sur l’iPlayer, les programmes sont vendus par BBC Worldwide à des partenaires internationaux, comme Nefflix, Amazon ou d’autres services payants.

Selon certains, la BBC devrait essayer de monétiser son catalogue et exporter au Royaume-Uni le modèle de la Britbox, une plateforme de SVoD payante pour le marché nord-américain, fruit de la collaboration entre la BBC et ITV.

Les Echos suggère que cet essai pourrait donner des idées à France Télévision, qui envisage de lancer une plateforme SVOD très prochainement…

 




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