Media Week Report - 3 mai

Cette semaine, le Media Week Report se penche sur la nouvelle stratégie de Facebook, annoncée lors de sa conférence annuelle pour les développeurs. Aux Etats-Unis, le ralentissement de la croissance des revenus publicitaires de Google inquiète les marchés, tandis que Disney convoite une part plus importante dans Hulu.


Facebook remet la vie privée au centre pour redorer son blason

Facebook essaye de se réinventer et de reconquérir la confiance de ses utilisateurs, mise à mal par les récents scandales. Lors de sa conférence annuelle pour les développeurs mardi à San José, le PDG Mark Zuckerberg a annoncé plusieurs changements sur le long terme, qui concerneront d’abord la version mobile, puis la version site internet du géant de Menlo Park. A la clé, une vision du « Web communautaire, moins horizontale et plus ouverte », rappelle Le Figaro.

Ce « tournant majeur » est axé sur la protection des données personnelles et des échanges privés, explique Le Monde, Zuckerberg lui-même se disant convaincu que « l’avenir est privé ». La refonte graphique de l’interface de la plateforme, appelée FB5, dont le lancement est prévu d’ici fin 2019, traduit aussi ce changement de cap.

Le « nouveau Facebook » fait la part belle aux groupes, une fonctionnalité très prisée par les utilisateurs du réseau social, grâce à un deuxième fil dédié à leurs actualités ainsi qu’à un outil de découverte et suggestion. Facebook sera aussi en mesure de proposer aux internautes des groupes précis en fonction du contenu regardé sur Facebook Watch ou des achats effectués sur Facebook Marketplace. Le service Watch devrait monter en puissance, comme anticipé par les Tendances Social Media 2019 de Kantar. Toutefois, plusieurs interrogations demeurent sans réponse. Donner davantage de place aux groupes signifie aussi « se délester de la responsabilité de la modération », comme explique au New York Times Jennifer Grygiel, professeur en médias à Syracuse University. Quant à la monétisation, des espaces publicitaires pourraient apparaître entre les posts de ce nouveau fil, alors qu’aujourd’hui les groupes n’incluent pas de publicités.

Facebook souhaite aussi favoriser les rencontres dans la vraie vie, par exemple avec un équivalent amical de Facebook Dating, qui sera d’ailleurs déployé dans quinze pays supplémentaires, dont les Etats-Unis, ou avec Watch Together, qui permet à un groupe d’amis de regarder en même temps une vidéo Facebook, rappelle Europe 1.

Les Echos souligne qu’une intégration plus poussée des différentes applications a été annoncé et qu’aucun détail n’a été communiqué sur le chiffrement des conversations sur Messenger, même si Zuckerberg a prévu « au moins un an de consultations avec la société civile et les gouvernements » sur ce sujet.

  


Google, le ralentissement de la croissance des revenus publicitaires inquiète

Alors que tous les géants de la tech ont affiché de belles performances au premier trimestre 2019, Alphabet, la maison-mère de Google, est venue ternir le tableau en publiant des résultats trimestriels en deçà des attentes.

Son taux de croissance (17% de croissance du chiffre d’affaires entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019) est au plus bas depuis 2015, rapporte La Tribune, en raison notamment d’une croissance des revenus publicitaires en baisse face à la concurrence de Facebook et d'Amazon. Ceux-ci, rapporte Les Echos, n’ont progressé  que de 15 % sur un an, contre +24 % un an plus tôt.

Malgré sa stratégie de diversification, Google tire la très grande majorité de son chiffre d'affaires de la publicité. Or, sur le marché de la publicité, le groupe doit composer avec la concurrence de Facebook (+26%), et le gain d'ampleur d’Amazon (+34%), qui pousse ses clients à faire leurs recherches directement sur sa plateforme.

Egalement en cause, l’impact de l'amende de 1,5 milliard d'euros payée à l'Union européenne le mois dernier en raison des pratiques anti-concurrentielle de Google sur AdSense.

 


Disney convoite une participation plus importante dans Hulu

D’après CNBC, Disney négocierait avec Comcast le rachat de la part des 30% qu’il possède dans le service de streaming vidéos Hulu.

Si l’opération venait à se concrétiser, Disney deviendrait actionnaire à 90% de Hulu, une avancée de taille dans la mesure où Disney considère Hulu comme une brique essentielle de son offensive dans la vidéo à la demande. 

Disney a déjà renforcé son emprise sur la plateforme le mois dernier. En finalisant le rachat de la 21st Century Fox, qui possédait 30 % d'Hulu, Disney a fait grimper sa part de 30 % à 60 %, un changement qui a poussé AT&T à céder sa part de 10 % à Hulu la semaine dernière. AT&T n'avait pas une participation suffisante et préfère se concentrer sur le lancement de son nouveau service de vidéo en streaming issu du rachat de Time Warner.

 



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