BUMP : LE MARCHÉ PUBLICITAIRE JANVIER-SEPTEMBRE 2018

Un marché publicitaire quasiment stable sur les 9 premiers mois de l'année

A fin septembre, le marché publicitaire enregistre une évolution de -0,9% de ses dépenses publicitaires nettes quand l’an dernier à la même période, celles-ci étaient réduites de -3,2%. Un signe positif donc, d’autant que ces résultats portent sur les médias dits traditionnels qui, ensemble, semblaient davantage en difficulté jusqu’ici.
De fait, si on intégrait les investissements dédiés aux médias digitaux tels que le display et le search, lesquels poursuivent leur croissance avec des évolutions à deux chiffres, le marché publicitaire clôturerait la période indéniablement dans le vert.

Dans ce contexte, 3 médias sont en croissance sur la période dont la télévision qui confirme son dynamisme impulsé notamment par les opérations de parrainage TV qui se sont grandement développées suite à l’assouplissement d’un décret en 2017. La radio montre une belle vitalité cette année alors que le média clôturait la période dans le rouge l’an dernier. En publicité extérieure, les résultats sont également positifs sur l’ensemble du média, soutenus par la forte progression de l’affichage digital.
A l’inverse, la presse, dans sa globalité, continue de décroitre mais ces baisses sont moins accentuées cette année. Le cinéma, sujet à de fortes variations liées à la fréquentation des salles, se rétracte sur la période.

La dynamique des secteurs

La distribution reste la 1ère source de revenus du marché Français avec 16% des investissements cross medias mais enregistre une stabilisation de ses dépenses nettes.  L’une des raisons de cette évolution étale provient d’un effet de base du secteur, lequel enregistrait une belle croissance l’an dernier à la même période. Avec +2,4% d’investissements, les enseignes spécialisées poursuivent leur progression et représentent désormais 59% des investissements de la distribution. Les enseignes généralistes, quant à elles, sont à l’équilibre avec +0,2% sur leurs investissements nets mais, là aussi, elles enregistraient une croissance de +3,4% l’an dernier à la même période. Et pour compléter les grandes tendances du secteur, notons que les vépécistes et les autres distributeurs (centres commerciaux, les grands magasins, les discounteurs) continuent de désinvestir dans les médias et ralentissent ainsi la croissance de l’ensemble de la distribution.

Au deuxième rang, le secteur de l’automobile observe une belle croissance à +7,8%. Il faut dire que l’année 2018, riche en événements sportifs favorables à ce marché affinitaire, a permis aux constructeurs automobiles de mettre en avant leurs modèles mais aussi de véhiculer un discours promotionnel à travers de nombreuses campagnes qui ont boosté le secteur.

Tout comme au 1er semestre, le secteur tourisme restauration est également très actif sur la période avec +8,9% d’investissements publicitaires. Une progression qui découle de la hausse simultanée du segment des voyages et de celui de la restauration rapide.

 

Enfin, avec +8,9% de croissance et placé au 5ème rang des secteurs, les établissements financiers représentent la 3ème plus forte hausse sectorielle avec, de nouveau, un engagement plus important de la part des assureurs versus les banques.

A l’inverse, sont à souligner les replis pour les secteurs culture loisirs, mode, télécommunications et grande consommation. Cependant, pour ce dernier, même si l’évolution reste négative pour le secteur, la baisse enregistrée aujourd’hui est moins négative qu’aux périodes précédentes (-1,6% en 2018 contre -10,7% en 2017). Autrement dit, les annonceurs FMCG semblent redresser la barre et tendent désormais vers un équilibre de leurs communications médias grâce à des segments dynamiques tels que les chocolats, l’ultra-frais, les bières sans alcool ou encore les produits de soin.

Télécharger le bilan pour plus de détail.

 





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